KWAFÉ ZORDI !
Les manifestations se poursuivent devant les lycées ce vendredi 2 octobre, avec les forces de l’ordre qui montent au créneau et des CRS face à des jets de galets et des fumigènes. Depuis hier, où les lycéens avaient commencé la mobilisation à Ambroise Vollard (Saint-Pierre) et à Roland Garros (Le Tampon), le mouvement s’étend aujourd’hui au lycée François de Mahy à Saint-Pierre, au lycée du Verger à Sainte-Marie et à Georges Brassens à Sainte-Clotilde, pour revendiquer entre autres de meilleures conditions d’apprentissage.
Pour les lycéens de La Réunion, ce vendredi 2 octobre rime avec une intensification des manifestations devant leurs établissements. En plus des élèves d’Ambroise Vollard et de Roland Garros dans le sud, le mouvement s’étend dans le nord avec des rassemblements à Sainte-Marie et à Sainte-Clotilde. Parmi leurs revendications, les lycéens de l’île demandent davantage de moyens pour le Pass Culture, des classes moins chargées, des établissements mieux adaptés aux fortes chaleurs et plus de considération face aux dégradations et au manque d’entretien des établissements. De plus, les élèves dénoncent le manque de professeurs, notamment pour les remplacements, avec la récente suppression de 65 postes dans le secondaire sur l’île.
Au Tampon hier, une délégation de lycéens avait été reçue pour discuter de ces problématiques par le maire Alexis Chaussalet, qui avait lui-même participé à ce type de mouvements dans sa jeunesse. Aujourd’hui, le rectorat organise un Conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) pour tenter d’apaiser les tensions et permettre aux lycéens d’exprimer leurs revendications. Pour autant, ce vendredi matin, les CRS sont intervenus devant le lycée François de Mahy à Saint-Pierre. On pouvait apercevoir des jeunes cagoulés en affrontement avec les forces de l’ordre, avec des jets de galets et des fumigènes.

Depuis fin septembre, ces rassemblements ont commencé devant les lycées de l’Hexagone, dans des centaines d’établissements, avec une liste de revendications : plus de moyens pour l’Éducation nationale, davantage de professeurs, de meilleures conditions d’étude et moins d’inégalités entre établissements. Les jeunes de l’île rejoignent alors ce mouvement national.
La FSU (Fédération syndicale unitaire) Territoriale apporte, elle, son soutien aux revendications des lycéens et estime que « les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels sont indissociables ». Le syndicat dénonce également les sous-effectifs, le manque de moyens et les difficultés d’entretien des établissements. Il réclame une concertation rapide, un plan de recrutement et de remplacement des agents ainsi qu’un programme financé de rénovation des lycées. Face aux tensions, la FSU appelle toute de même à préserver la sécurité et les libertés de mobilisation, estimant que « chaque situation de violence signalée doit être examinée avec sérieux ». Le message du syndicat est clair : « La jeunesse a besoin d’actes. Les personnels ont besoin de moyens ».
Photo mise en avant: Image d’archive prise le 1er octobre 2026
Etienne Satre


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