Kom nou di

A l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, la mer monte, se déchaine; le vent se lève, les branches volent, l’île se confine… Batsirai, tout comme Omicron, prend le dessus sur la futilité des hommes. La nature — qui était là avant nous et sera là après nous malgré les atteintes que nous lui avons portées — nous rappelle sa leçon d’humilité.

Comme elles nous semblent minuscules, ridicules, les querelles qui nous divisent à longueur d’année. Rien ne peut barrer la route à un cyclone. Pas de vaccin, pas de traitement, pas d’injonctions… Le vent se lève, la vague s’écrase, la terre se détrempe, le torrent emporte tout sur son passage. A cet instant précis, il ne reste plus qu’à se protéger et protéger les autres.

Demain, quand l’horizon sera dégagé, le discours reprendra avec son mécanisme insidieux. On chassera à nouveau le bouc-émissaire, l’étranger, l’irresponsable, le fainéant pour séduire l’électeur.

Mais la vie n’est pas si simple kom Batsirai la di…