Kom nou di

L’ambassadeur d’Ibiza, ministre français de l’Education nationale, veut remettre les maths en haut du tableau noir… Ce n’est pas le pire de ses projets si l’on en juge par le traitement local du dossier de la Nouvelle Route du Littoral.

Zot la vu, la Région s’oriente vers une solution « tout viaduc ». Une solution saluée par les protecteurs de l’environnement qui soutiennent cette option depuis plus de dix ans. Les Didier Robert et Dominique Fournel, les « grands penseurs de la NRL », leur ont toujours répondu par un chiffre censé clore toute discussion : 140M€ de surcoût, telle était leur évaluation du changement de plan.

140 millions ! Le chiffre a été brandi pendant dix ans pour mieux cacher la scène qui se passait en coulisses : le clientélisme avec les transporteurs qui sont les véritables défenseurs de l’option infaisable d’une digue sans carrière, le démontage de l’usine fabriquant les éléments du grand viaduc, l’évacuation de la barge Zourite servant à les assembler et l’accumulation des réclamations des multinationales Eiffage, Bouygues et Vinci.

140 millions… Alors que les maîtres d’ouvrage ont vu au fil des ans gonfler les véritables surcoûts de la NRL, 23 M de réclamations sur le petit viaduc de la Grande Chaloupe, 33 M sur le grand viaduc, 689 M de réclamations sur ce même grand viaduc, 63 M de surcoût et 259 M de réclamations sur les digues déjà construites et une estimation de dépassement de 200 M sur le prix de la dernière digue à construire. Un dépassement si élevé qu’il a fallu résilier le marché.

On calcule M. Blanquer ? L’évaluation des surcoûts approche les 1,5 Milliard. Le doublement de l’estimation initial du coût de la NRL et dix fois plus que le chiffre qui a été brandi pendant dix ans pour interdire la solution « tout viaduc ». Il fallait vraiment être nuls en maths pour ne pas voir arriver la faillite.