Amoureux des abeilles, Georget Ognard nous accueille dans sa forêt et nous fait découvrir son quotidien d’apiculteur.
Depuis plus de cinquante ans, Georget Ognard consacre sa vie aux abeilles. D’abord en observant et apprenant aux côtés de Monsieur Saint-Ange, puis en s’occupant de ses propres ruches. Chaque matin, il se lève avec le soleil, allume un feu et se prépare pour nourrir ses précieuses ouvrières. Son rituel est une véritable chorégraphie, un ballet minutieusement orchestré qui lie l’homme à la nature. Comme il aime à le dire : « Aimer les abeilles, c’est aimer la nature. »
Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, debute sa journee dans son jardin ou se trouve ses ruches. Il recolte les alveoles de cette ruche qui est pleine. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, debute sa journee dans son jardin ou se trouve ses ruches. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, vit dans la meme maison dans laquelle il a grandi a Montvert les Hauts. Son pere l’a construite en 1963. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, a toujours ete proche de ses abeilles. Il affirme qu’il a ete pique tellement de fois, qu’il est maintenant immunise contre n’importe quel virus. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.
Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, debute sa journee dans son jardin ou se trouve ses ruches. Il verse du sirop, fait a partir de sucre non raffine et de vieux miel, dans les ruches pour nourrir les abeilles. A cause d’un manque de pluie et de fortes chaleurs, les abeilles ont besoin d’un surplus de sucre pour pouvoir produire du miel. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, enfume les abeilles pour pouvoir commencer a les transferer dans une plus grande ruche. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, chez lui a Montvert les Hauts. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.
Montvert les hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, debute sa journee dans son jardin ou se trouve ses ruches. Il verse du sirop, fait a partir de sucre non raffine et de vieux miel, dans les ruches pour nourrir les abeilles. A cause d’un manque de pluie et de fortes chaleurs, les abeilles ont besoin d’un surplus de sucre pour pouvoir produire du miel. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, aide ses abeilles a integrer la nouvelle ruche. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, debute sa journee dans son jardin ou se trouve ses ruches. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.
Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, vit dans la meme maison dans laquelle il a grandi a Montvert les Hauts. Son pere l’a construite en 1963. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget Ognard, apiculteur, debute sa journee dans son jardin ou se trouve ses ruches. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm.Montvert les Hauts, 14/01/2025. Georget me montre les alvéoles fabriquées par ses abeilles. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mmMontvert les Hauts, 14/01/2025. Georget prépare son fumoir Dadant pour pouvoir aller travailler sur ses ruches. Photographie par Olivier Ceccaldi/ Agence 43mm
Natif des hauts de Montvert, Georget a grandi sur le piton, arpentant ses sentiers jour après jour. Son amour des abeilles remonte à l’enfance, lorsqu’il partait avec son frère à la recherche des moush – ces ruches sauvages nichées dans la colline.
Cette proximité avec la nature lui a permis de connaître chaque richesse de la flore locale. Convaincu que planter est une nécessité dans un monde où la nature recule face au béton, il a fait de son environnement un véritable sanctuaire. Derrière sa maison, au cœur de la forêt qu’il a en partie façonnée, se dressent des dizaines d’arbres et une trentaine de ruches.
Les abeilles, sentinelles du vivant
Mais avec le temps, Georget a vu le paysage changer. Autrefois, les fleurs abondaient et les abeilles butinaient tout au long de l’année. Aujourd’hui, elles peinent parfois à trouver du pollen, victimes des sécheresses répétées, de l’usage des pesticides et de la prolifération des parasites. Sentinelles du vivant, elles témoignent des bouleversements climatiques et de leurs effets sur l’environnement.
À bientôt 70 ans, Georget est conscient de la fragilité de son activité comme de ses abeilles. Plus que jamais, il espère transmettre son savoir et partager son amour pour ces infatigables ouvrières, garantes de l’équilibre naturel.
Photojournaliste, Olivier a tout d'abord privilégié la photographie comme support pour informer notamment sur les réalités des personnes exilées face à la politique migratoire de l'Union européenne. Installé sur l'île de La Réunion depuis 2024, il travaille principalement sur les questions de société et de l'héritage.