Par une nuit claire et dégagée, vous observez les étoiles. Vous remarquez l'ISS, ce point lumineux qui traverse rapidement le ciel. Ce que personne ne voit, ce sont les satellites qui scrutent la Terre, semaine après semaine. Superposées, leurs images révèlent ce que l'œil ne voit pas : le sol qui glisse lentement, qui lézarde les routes, et menace des villages. À La Réunion, Loris Honorat consacre sa thèse à lire ces signaux et à bâtir un système de surveillance qui, demain, permettra de détecter les glissements de terrain sur l'ensemble de l'île. Ses recherches se concentrent sur le cirque de Salazie, le plus instable de l'île, où près de 20 % du territoire est exposé aux glissements de terrain.
Un glissement de terrain peut se définir comme un déplacement lent d'une masse (de sol) sur une pente. À Salazie, on parle de quelques centimètres à un mètre par an.


