KWAFÉ ZORDI !
Les députés réunionnais Perceval Gaillard et Jean-Hugues Ratenon s’inquiètent des conséquences du nouvel Accord de partenariat économique signé entre l’Union européenne et plusieurs pays de l’océan Indien. Dans un courrier adressé au gouvernement, ils demandent que La Réunion et Mayotte soient consultées avant sa ratification, craignant une concurrence accrue dans plusieurs secteurs d’activité et ses répercussions sur l’emploi local.
Alors que les députés ont voté à la majorité l’autonomie pour la Corse et que le débat revient de plus belle concernant celle de La Réunion et des autres territoires dits d’Outre-mer, les députés Perceval Gaillard et Jean-Hugues Ratenon alertent sur une nouvelle menace pour le marché du travail réunionnais.
Début juin, l’Union européenne a signé un nouvel Accord de partenariat économique (APE) avec Maurice, les Comores, les Seychelles et Madagascar qui « vise à promouvoir les perspectives économiques et la diversification pour les deux parties, tout en soutenant l’approfondissement de l’intégration économique régionale et continentale ainsi que le développement durable dans les États AfOA (Afrique orientale et australe). » Dans cet accord, l’UE ouvre la voie à plus de libre-échange entre les différentes parties, notamment dans « les domaines essentiels aux économies modernes » que sont les services et la numérisation.
L’accord prévoit également un volet agricole avec un partenariat renforcé « pour intensifier le dialogue en faveur de chaînes de valeurs agroalimentaires plus durables ». Si à la lecture du texte, l’UE semble plutôt tournée vers une volonté de s’implanter dans ces pays et de les aider à développer leurs économies, les députés de la France insoumise s’inquiètent de l’impact que cela pourrait avoir sur le marché de l’emploi réunionnais.
Dans un courrier commun adressé le jeudi 25 juin au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, ils s’inquiètent de l’accroissement d’une concurrence régionale sur les secteurs de l’informatique, de la gestion, de la comptabilité, des télécommunications et du numérique.
Alors que l’accord de partenariat doit encore être validé par le Conseil de l’Europe et recevoir l’approbation du Parlement européen, les députés demandent à ce que « les autorités de La Réunion et de Mayotte » soient consultées afin que les impacts soient identifiés.


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