Dans les locaux de l’Office de l’eau à Saint-Paul, Cyrille Melchior, Serge Hoareau et Gilles Hubert ont annoncé la relance des projets Meren et Prodeo, ainsi que la transformation de la SEM Saphir en SPL.
« Les dernières pluviométries nous interpellent », lance Serge Hoareau, président de la Saphir ou Société d’aménagement des périmètres hydroagricoles de l’île de La Réunion. « Les mois à venir vont sûrement nous rappeler à quel point la ressource en eau est précieuse. » En effet, la saison des pluies 2025-2026 est préoccupante, c’est peu de le dire. Le déficit pluviométrique enregistré est d’environ 45 %, ce qui fait de cette saison la deuxième plus sèche observée depuis plus d’un demi-siècle. Dans ces conditions, les nappes phréatiques ne peuvent être rechargées. Et tandis que la ressource en eau est naturellement inégalement répartie sur le territoire, entre l’Est, qui enregistre un taux de pluviométrie de 3 200 mm par an en moyenne, contre 930 mm par an dans l’Ouest, la politique de basculement des eaux est souvent pointée du doigt dans l’imaginaire collectif comme responsable des déficits actuels dans l’Est. Mais alors, qu’en est-il vraiment ?



