À l’occasion de la journée mondiale de la canne blanche, l’Irsam et ses bénéficiaires organisent une journée de sensibilisation. Sur le front de mer de Saint-Leu, entre discussion avec les principaux concernés, mise en situation et activités, l’objectif est de montrer à tous les difficultés que peuvent rencontrer les personnes qui marchent toute l’année avec leur canne.
Dès 9 h, à Saint-Leu, le jeudi 15 octobre, l’Irsam pose son chapiteau le long du littoral, là où les citoyens sont les plus susceptibles de passer. En cette journée de la canne blanche, le but pour l’association et ses bénéficiaires qui sont déficients visuels est d’attirer le regard sur les personnes aveugles et sur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer.
Faire découvrir le quotidien des personnes non-voyantes
Laetitia Dixmerias est instructrice de locomotion au Samsah DV (Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés – Déficients Visuels) géré par l’Irsam. Elle raconte que cette initiative vient principalement d’Éric, un bénéficiaire du service. « Il m’a dit : “Mais pourquoi on ferait pas une action sur le front de mer de Saint-Leu ?” Et c’est parti comme ça, ça a fait boule de neige avec d’autres bénéficiaires, donc des personnes en situation de déficience visuelle que j’accompagne en locomotion. » Parmi eux, Jean-Philippe Sévagamy – que vous connaissez peut-être car il est l’auteur de la chronique dans le noir sur Parallèle Sud – participe à cette sensibilisation. « Nous faisons cette journée aujourd’hui pour informer les gens, c’est pour leur dire qui nous sommes et en quoi consiste une locomotion avec une canne blanche », dit-il. Pour lui, le public n’est pas assez informé sur le sujet et croise même des personnes qui « ont peur » à travers ses déplacements.


