Après avoir bouleversé le public avec Bouches cousues, à la mise en scène intime et percutante, Filip Auchère revient sur la genèse de ce spectacle profondément autobiographique. Entre fragilité des souvenirs, secrets de famille et quête d’identité, il raconte comment l’écriture lui a permis de remonter le fil de son histoire et, surtout, de rendre hommage à sa mère.
Un voyage sur les rives de la mémoire
Bonjour Filip, dès le départ de la pièce, un film de vacances est projeté puis vous arrivez sur scène et nous dites « cette histoire est la mienne, ou pas » évoquant la fragilité des souvenirs. Comment est-ce que vous avez (re)construit ce récit, ce texte ?
La construction du récit se fait en plusieurs étapes. Il y a d’abord un voyage que je fais à Madagascar lors duquel j’essaye de retrouver les lieux de mon enfance. Ensuite, il y a un vrai travail autour des archives photos et vidéos que j’ai réussi à retrouver de la famille.

