Les Francofolies animent Saint-Paul trois jours durant début septembre depuis maintenant cinq ans. En septembre prochain, les concerts sont à suivre de la Saline-les-Bains au centre-ville comme les années précédentes. Des nouveautés sont prévues, mais on ne peut en parler, réserve électorale oblige.
Six mois avant le festival, la machine médiatique se met en route. Il faut commencer à vendre des billets pour alimenter les caisses. Mardi 24 février, l’équipe des Francofolies de La Réunion, « de Saint-Paul » se reprend Jérôme Galabert aujourd’hui gérant, regardant avec le sourire Suzelle Boucher, l’adjointe à la culture de la ville à l’origine du peuplement de l’île. En effet, Saint-Paul, comme la Région, est un partenaire fidèle des Francofolies depuis déjà cinq ans.
Cette conférence de presse se déroulera sous le signe du mystère et des surprises. « Nous dévoilons aujourd’hui un premier chapitre, les autres on ne peut pas », explique l’ex-boss du festival, qui a laissé sa place à Mouna Haguna, la directrice générale. De ce rendez-vous, on n’apprendra qu’une partie de la programmation, et que tout se déroulera comme l’an dernier entre le site de la Saline-les-Bains, le théâtre de Saint-Gilles, Lespas et les rues de Saint-Gilles, sans compter les interventions des artistes dans les écoles, les Ehpads, les quartiers.

Pour les nouveautés, il faudra attendre l’issue des élections municipales. En effet, l’organisation projette « des choses importantes », des évolutions, mais doit attendre pour les dévoiler. La loi impose aux communes de ne rien organiser de plus que d’habitude avant une élection pour ne pas influencer le vote. Ce règlement est très pointilleux, mais on suppose quand même que cette discrétion annonce des initiatives d’importance. Nous n’en saurons pas plus.
Suzelle Boucher rappelle ce qu’un tel festival apporte au territoire en termes de retombées touristiques, économiques, de rayonnement pour Saint-Paul qui « est un pôle culturel majeur à La Réunion ». Laetitia Lebreton, conseillère régionale, souligne pour sa part que l’aide apportée par la Région participe à rendre la culture accessible au plus grand nombre et accompagne les artistes dans leur développement professionnel.
Les Réunionnais prochainement
Ce que nous apprendrons en revanche, ce sont les noms de neuf artistes qui sont au programme. Neuf artistes de France hexagonale, les noms des Réunionnais seront dévoilés tous ensemble, dans un second temps.
En concert le vendredi 4 septembre, Danyl, le jeune qui monte, est salué pour ses textes notamment quand il parle de La Voisine de confession juive, sorte de Roméo et Juliette des temps moderne. Un autre qui s’inspire du raï et du chaabi, Ino Casablanca, propose un son nettement plus festif. Enfin, le tonton Disiz, anciennement La Peste, assume son virage pop et profite d’un featuring avec Théodora pour faire exploser les records de streaming.
Samedi, toujours du rap avec Taïro, l’auteur de Bonne Weed et amoureux de notre île avec le titre Jolie Fleur côtoiera Mosimann, présenté comme le plus underground des DJ populaires et l’autre tonton Oxmo Puccino qui, à la veille de sortir un huitième disque, annonce une toute dernière tournée.
Le dimanche, c’est pour les darons. La fraîcheur de Luiza un temps réunionnaise partagera la scène avec Zaz connue pour des sets généreux et bouleversants. Enfin, Bénabar laissera la télévision et sa peur de l’avion, non pas pour accompagner madame au dîner chez les amis mais pour sauter la mer pour la première fois et présenter un onzième album à paraître à la fin de l’année.
Philippe Nanpon

⚠︎ Cet espace d'échange mis à disposition de nos lectrices et lecteurs ne reflète pas l'avis du média mais ceux des commentateurs. Les commentaires doivent être respectueux des individus et de la loi. Tout commentaire ne respectant pas ceux-ci ne sera pas publié. Consultez nos conditions générales d'utilisation. Vous souhaitez signaler un commentaire abusif, cliquez ici.