À partir de 15 h, la RN2 sera fermée. La cause ? Un risque imminent de coupure de la route par le bras de coulée actif. Des mesures strictes sont données par la préfecture pour garantir sécurité et fluidité du trafic. En ce début d’après-midi, la lave n’est plus qu’à 300 m de la route. Des navettes sont envisagées du coté sud selon Olivier Rivière, le maire de Saint-Philippe pour fluidifier le trafic.
Très concrètement, la fermeture débutera à 15 h ce jeudi 12 mars sur la commune de Sainte-Rose, au niveau du PR78, où un point de retournement provisoire sera mis en place. Sur la commune de Saint-Philippe, la route sera coupée à partir du giratoire de Citron-Galets.
Selon les informations transmises dans un communiqué de la préfecture, « un bras de coulée actif progresse en direction de la route nationale 2 (RN2) et est visible depuis le secteur du Grand Brûlé. Le bras a repris sa progression dans la nuit du 11 au 12 mars et se trouvait à moins de 700 mètres de la RN2 à 6 h 30 ce jeudi 12 mars 2026 ». En ce début d’après-midi, la lave n’est plus qu’à 300 m de la route.
À la suite des informations transmises par l’OVPF (Observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise) déclarant que la coulée de lave active pourrait atteindre la RN2 à brève échéance, le préfet déclenche la phase d’alerte 2.2 du dispositif ORSEC volcan. Pour garantir la sécurité de tous, un dispositif de gestion de la circulation est mis en place.
Déploiement du dispositif de gestion de la circulation
La préfecture informe qu’au-delà des points de retournement, l’accès est autorisé uniquement aux piétons et aux cyclistes jusqu’à la zone d’exclusion, matérialisée par des barrières. L’accès est strictement interdit au-delà de ces barrières, en raison des risques liés à la proximité de la coulée, aux émanations de gaz nocifs et aux instabilités du terrain.
L’accès à l’enclos reste strictement interdit. Seuls les secteurs autorisés de la route nationale peuvent être accessibles aux piétons et aux cyclistes.
Pour éviter les cafouillages de circulation liés aux dernières éruptions, des règles strictes ont été émises par la préfecture : « Le stationnement reste autorisé sur la route nationale en amont de ces points de retournement, sur un seul côté de la route nationale (côté montagne), et à l’exclusion de certaines zones habitées ou dangereuses (secteur de Bois-Blanc, rampes de la Cage-aux-Lions). »
Éviter les embouteillages et les cafouillages de circulation
Les éruptions attirent toujours sur site de nombreux curieux et curieuses, et l’affluence soudaine sur des routes non adaptées pose un certain nombre de problèmes. En témoigne le temps d’accès de six heures dont ont témoigné certain·e·s le 18 janvier dernier pour rejoindre le Pas de Bellecombe.
Voici les mesures que la préfecture appelle à respecter :
- Respect strict des zones d’interdiction de circulation et des zones d’interdiction de stationnement (secteur de Bois-Blanc).
- Dans les zones où le stationnement est toléré, stationnement sur un seul côté (côté montagne), afin de faciliter la circulation et de permettre aux véhicules d’urgence de circuler librement.
- Les demi-tours pour reprendre le sens de circulation doivent se faire uniquement aux aires de retournement balisées et clairement visibles, afin d’éviter toute situation dangereuse ou tout engorgement sur la RN2.
La coulée du 13 février
Cette coulée provient de l’éruption débutée le 13 février dernier, documentée par Parallèle Sud dans un reportage immersif, avec des images exclusives. Actuellement, un seul site éruptif reste actif. Celui-ci est situé sur le flanc sud-sud-est du volcan et est notamment observable depuis le Piton Bert.
Sarah Cortier

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