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Tout savoir sur le diplôme DN Made Mode

Au lycée Ambroise Vollard à Saint-Pierre, un diplôme de DN Made Mode est proposé aux étudiants de tous horizons. Pendant trois ans, la formation permet de se former à différents modules : textile, vêtement et volume, stylisme, photographie de mode, vidéo, expérimentation textile, accessoires, tissage, broderie, teinture végétale, etc. Rencontre avec la professeure d’arts appliqués Isabelle Kuraszewski qui a présenté la formation.

Le reportage entier est disponible sur YouTube

Qu’est-ce que le DN MADE Mode proposé à Ambroise Vollard ?

Le DN MADE Mode est une formation post-bac avec un grade licence, située au lycée Ambroise Vollard.
Les étudiants qui constituent les promotions sont issus de formations très variées : bacs généraux, bacs professionnels des métiers de la mode, ou encore du bac STD2A, qui représente souvent le cœur du recrutement. Ils peuvent avoir suivi ces formations à La Réunion ou venir d’autres horizons.

À quels métiers ou compétences cette formation prépare-t-elle ?

La formation ne prépare pas à un métier unique du design de mode. Les étudiants découvrent une diversité d’approches et de disciplines, au sein de la formation comme lors de la poursuite d’études, notamment en master.

Dans le domaine de la mode, il existe de nombreuses spécialités. Certains étudiants développent une appétence pour le textile, d’autres veulent travailler le vêtement et sa volumétrie, ou s’orientent vers une approche stylistique. Au fil des workshops, ils peuvent se découvrir un intérêt pour la teinture végétale, le tissage, la broderie ou d’autres dimensions techniques.

Le stage de trois mois effectué en deuxième année joue un rôle essentiel : il leur permet d’explorer différents aspects du design de mode et de clarifier leur orientation.

Concrètement, quels cours suivent les étudiants en première année ?

En première année, ils ont un volume horaire d’un peu plus de trente heures, qui diminue ensuite afin de laisser une place plus importante au travail en autonomie.

Ils suivent des enseignements généraux : humanités, culture des arts, langue vivante, économie-gestion.
S’ajoutent les enseignements professionnels :

  • techniques et savoir-faire (couture, broderie, tissage) ;
  • pratique du projet, avec la construction d’une approche conceptuelle et réflexive du design de mode ;
  • communication et médiation du projet (notes d’intention, argumentaires, justification des idées, travail autour de l’image) ;
  • outils et langages numériques, avec une initiation aux logiciels de la suite Adobe (mise en page, retouche photo, composition).

Travaillez-vous avec des partenaires extérieurs ?

Oui, chaque année nous collaborons avec des partenaires variés. Certains sont issus du milieu artistique et interviennent sous forme de résidence, autour de la danse, de la musique ou de techniques spécifiques. Nous avons déjà mené des workshops sur les techniques de tissage du vacoa, par exemple.

Nous travaillons également avec de nombreux partenaires professionnels pour tout ce qui concerne la photo et la vidéo. L’objectif est de produire des rendus les plus proches possible de la réalité professionnelle.

Les étudiants peuvent ainsi endosser une forme de direction artistique. Ils conçoivent une collection d’une dizaine de pièces, puis réalisent un teaser vidéo, une série de photos, ou encore un travail de set design avec des photographes. Ils peuvent aussi collaborer avec des artistes et artisans locaux, notamment autour de la céramique ou du bijou.

Comment abordez-vous l’upcycling dans la formation ?

La dimension éthique est importante et nous y sensibilisons les étudiants. Ils apprennent à créer à partir de l’existant. Nous collaborons régulièrement avec Titang Récup pour des captages de pièces ciblées en fonction des projets.

Pour ce workshop, nous avons par exemple réalisé un captage de bleus de travail. L’idée est d’upcycler, détourner et réutiliser des matériaux variés, et de développer une créativité dans cette contrainte.

Pouvez-vous présenter le projet “Normes et hors normes” ?

Le projet présenté aujourd’hui, intitulé Normes et hors normes, est un projet transversal destiné aux étudiants de première année. La thématique est commune à plusieurs enseignements : pratique du projet, techniques et savoir-faire, travail autour de l’image. Elle est également proposée aux enseignants de matières générales, notamment en humanités et potentiellement en langue.

L’objectif est de voir comment, à partir de cette thématique, les étudiants peuvent développer une démarche exploratoire riche et diversifiée selon les champs d’application investis.

La finalité du projet est une présentation orale. C’est un exercice nouveau pour eux : ils doivent justifier leurs intentions créatives, expliquer de quelle manière, par l’image ou les expérimentations techniques (broderie, etc.), ils se sont approprié la thématique, et montrer jusqu’où ils l’ont menée. Leur axe de départ constitue leur fil conducteur tout au long du projet.

La rédaction de Parallèle Sud

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