Ce mercredi 28 janvier, les députés ont voté à l’unanimité le texte qui prévoit la réparation du préjudice subit par les enfants déplacés depuis La Réunion jusqu’en France hexagonale entre les années 1962 et 1984. Le texte prévoit la mise en place d’une commission pour la mémoire, une journée nationale d’hommage et allocation forfaitaire pour chaque enfant identifié.
Que de chemin parcouru depuis 2014 et la reconnaissance mémorielle qui reconnaissait officiellement la responsabilité de l’Etat dans ce scandale national qui toucha plus de 2000 mineurs réunionnais pendant presque 20 ans. Un premier projet de loi avait été présenté en 2024 par la député réunionnaise Karine Lebon. Le travail législatif a été long car avec la dissolution, le projet de loi avait du être re-déposé ( avec des modifications) en mars 2025.
Avant d’être voté à l’unanimité ce mercredi, le texte avait déjà été plébiscité en commission des affaires sociales une semaine auparavant. Le texte, tel qu’il a été voté par les députés prévoit la mise en place d’une commission pour la mémoire, une journée nationale d’hommage ainsi qu’une allocation forfaitaire pour chaque victime. En mars dernier, joint par Parallèle Sud, Karine Lebon déclarait au sujet de l’allocation que « l’indemnisation financière sera uniformisée afin d’éviter toute hiérarchisation des préjudices ». Sur les 2015 enfants victimes qui avaient été comptabilisés par le travail de la commission Vitale, seuls près de 250 ont été à ce jour identifiés.
Le texte doit maintenant passer devant le Sénat et poursuivre son chemin parlementaire même si des discussions sont toujours en cours entre Karine Lebon, la FEDD et le gouvernement pour « le déclenchement d’une procédure accélérée afin de parvenir à une promulgation dans les plus brefs délais » selon un communiqué de la FEDD (Fédération des enfants déracinés des DROM).
Pour mieux comprendre, on vous invite à (re)écouter l’histoire de Marie Germaine Périgogne, présidente de la FEDD dans le lien en début d’article.
Olivier Ceccaldi

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