Avant-propos : aujourd’hui comme hier, le refus de l’oubli porte les solutions du présent
La Libre Pensée de La Réunion, engagée dans les combats d’émancipation contre les oppressions et les dogmes de toutes natures : économiques, politiques, sociétaux, religieux, sectaires… qui entendent, par la force, contraindre tous au bénéfice de quelques-uns, situe naturellement son action dans les pas de ceux qui ont refusé l’inacceptable dans tous les moments historiques.
Les esclaves, réduits juridiquement par les puissances impérialistes émergentes au rang de « meubles », invisibilisés en tant qu’êtres humains sensibles qui ont massivement, ouvertement ou dans le secret de leur cœur, refusé leur sort, habitent la conscience de tous les libres penseurs et leurs combats passés sont de même nature que nos combats actuels.
Le sociologue Loran Médéa, dont La Libre Pensée 974 et l’Université Maron ont eu l’honneur d’organiser une conférence en juillet 2025, a établi sur la base des statistiques officielles que les habitants des Quartiers prioritaires de la ville (QPV) bâtis sur l’emplacement des anciens quartiers d’esclaves pâtissent d’un PIB équivalent à celui du Gabon ou du Botswana ! Pour des centaines de milliers d’habitants, la vie à La Réunion est extrêmement difficile du fait de revenus très faibles et d’un coût de la vie très élevé.
Il n’est donc pas exagéré de considérer que cette situation est inacceptable et qu’en 2026 le peuple réunionnais a des motifs légitimes d’exiger avec vigueur un changement rapide et conséquent de ses conditions de vie.
La Libre Pensée de La Réunion rappelle haut et fort que le 5 novembre 1811 (37 ans avant l’abolition de l’esclavage), les esclaves qui, par centaines à Saint-Leu, se sont révoltés l’ont fait parce que les situations inacceptables ne peuvent être acceptées, pas plus hier qu’aujourd’hui,
Le texte ci-dessous n’a pas pour ambition d’être une synthèse exhaustive de cet épisode historique, des travaux des militants-es de cette mémoire ni des recherches universitaires.
Signalons à ce propos l’excellent roman historique de Sudel Fuma « Les oreilles coupées » ainsi que le documentaire visionnable sur YouTube : « Élie ou les forges de la liberté ».
Des éléments de contexte à rappeler
Il convient de considérer que peu d’informations circulant dans la société créole échappaient à la communauté servile. Zot lété pa dann fénoir!
En effet, les maîtres, considérant les esclaves comme des meubles ou des bêtes de somme auxquels la hiérarchie catholique déniait d’avoir une âme, épanchaient parfois devant eux leurs préoccupations, permettant ainsi la circulation de précieuses informations dans leurs rangs.
De 1789 à 1794 : la Révolution du peuple français transforme radicalement les conditions d’existence de leur vie et ouvre de nouvelles voies d’émancipation pour tous les peuples du monde.
En 1791, l’insurrection des esclaves de Saint-Domingue dite de Bois-Caïman se traduit après la défaite des troupes napoléoniennes par la proclamation de la République d’Haïti (1804).
1794 : dans la foulée de l’émoi provoqué par les évènements de Saint-Domingue, la Convention montagnarde vote la première abolition de l’esclavage.
1796 : les deux envoyés du Directoire chargés de faire enfin appliquer aux Mascareignes le décret de la première abolition de l’esclavage sont chassés de l’île de France.
Depuis juillet 1810, l’île est sous autorité britannique (ainsi que l’île de France qui devient l’île Maurice). Les Anglais ont aboli la traite d’esclaves depuis 1807 et leur présence à l’île Bourbon a pu apparaître comme un élément favorable à un soulèvement.
La révolte, véritable projet d’insurrection pour en finir avec l’esclavage.
Depuis quelques temps déjà, les rassemblements d’esclaves de plusieurs domaines (de St-Leu aux Avirons) à la corvée d’eau quotidienne au bassin de la Ravine du Trou au-dessus de St-Leu utilisent ce lieu discret, à l’abri du regard des maîtres, pour protester contre les privations de liberté, le travail harassant et les châtiments.
On peut imaginer aisément qu’au fil des discussions, ces protestations se transforment rapidement en décision d’organiser une révolte de la masse des esclaves dont le but sera de prendre leur liberté.
Dans la nuit du 5 au 6 nov. 1811, plusieurs centaines d’esclaves concrétisent leur projet de soulèvement dans les hauts de Saint-Leu et lancent la révolte avec une centaine d’esclaves réunis à la Ravine du Trou.
Deux rassemblements se forment, l’un à la ravine du Trou, l’autre au Portail. Celui du Portail est rapidement dispersé après une première trahison. Les révoltés de la Ravine du Trou, emmenés par Elie et une dizaine de compagnons, se dirigent vers les habitations de Hibon Jean Macé. Il est rapporté qu’Élie s’interpose pour que les femmes et les enfants soient épargnés, mais que les hommes doivent être tués. Ainsi Élie indique concrètement que c’est le système de l’esclavage, incarné par les maîtres, qui doit être démantelé. Dans l’habitation d’Armelle Macé, Élie libère un esclave entravé dans un carcan, ce qui constitue la première délivrance d’un esclave par un autre esclave.
Serge Fougeroux, ancien policier, prend le commandement des colons depuis la mairie de Saint-Leu. Avec à ses côtés 20 colons et plus de 20 esclaves fidèles aux maîtres, ils montent à la Ravine du Trou et organisent une embuscade avec les esclaves qui font croire aux insurgés qu’ils veulent rallier leur cause.
Dans la fusillade, les colons, qui sont les seuls à posséder des armes à feu, tuent 50 esclaves. Les autres, dont Élie, s’enfuient vers la forêt. Au final 145 esclaves supplémentaires seront arrêtés et emprisonnés à Saint-Denis. Pendant leur séjour en prison, 30 mourront suite à des mauvais traitements.
Elie, réfugié dans la forêt depuis 20 jours, revient à Saint-Paul et se livre à la milice britannique commandée par le colonel Kenzo. Les Anglais le remettent immédiatement aux autorités créoles, les Anglais leur déléguant le soin de mener l’enquête et d’organiser le procès. Le procès se tient dans un lieu exceptionnel pour un procès civil : la cathédrale de Saint-Denis, ce qui place ce jugement sous la bénédiction sacrée de l’Église catholique.
Chaque avocat a en charge 5 à 9 accusés. Le Tribunal spécial est une juridiction d’exception, elle rend des arrêts sans en fournir les motifs. Malgré l’occupation par l’Angleterre, la justice relève paradoxalement de la législation française (Code noir principalement). Le procès se clôt le 11 février et, mis en délibéré, le verdict tombe le 7 mars : 25 peines de mort sont prononcées, dont 7 seront commuées en perpétuité par grâce royale (britannique).
Un incident frappera les esprits qui y verront un signe divin ou magique : la foudre a traversé le bâtiment voisin de l’église et a tué la femme et la belle-sœur d’un des juges pendant le déroulement du procès. Les 18 décapitations sont réalisées au mois d’avril. Le 10 avril, deux seront décapités à Saint-Denis (au Butor), le 13 avril, quatre à Saint-Paul, cinq à Saint-Leu dont probablement Elie, deux à Saint-Pierre et, le 15 avril, deux à Saint-Benoît.
Toutes ces exécutions se font à la hache par un bourreau qui est lui-même un esclave, le tout sous la bénédiction de l’église et en place publique. Selon Bruno Maillard, c’est une « stratégie de la terreur, une cérémonie sanguinaire servant à intimider la population esclave présentée comme l’armée des vaincus face au peuple dominant des colons ».
En 2011, la découverte fortuite d’un cimetière d’esclaves à Saint-Paul suite à une forte houle ouvre l’hypothèse que les décapités de Saint-Paul aient pu y avoir été jetés.
Quelques acteurs
Parmi eux, on notera d’abord en tant qu’organisateurs et meneurs, Élie qui est forgeron (esclave à talent) et ses trois frères Jules/Gilles, esclaves créoles métis, possessions de Célestin Hibon, et Prudent, esclave créole noir de pioche de Benoît Hibon. La majorité des instigateurs et organisateurs sont des esclaves créoles à talent.
Dans une tout autre posture, les esclaves Figaro et Paulin qui, la veille pour l’un et le jour même pour l’autre, dénoncent l’existence du complot auprès du commissaire civil de Saint-Leu. Les traîtres à la cause des esclaves, Figaro et Paulin, seront affranchis et récompensés (concession, pension).
La particularité de cette révolte
C’est la seule qui a un début de réalisation parmi les nombreux complots d’insurrection qui la précèdent ou qui lui succèdent (Saint-Paul 1705, 1769-79, Sainte-Rose 1799, Saint-Benoît 1832, Saint-André 1836) qui avortent toutes sur dénonciation.
Selon les auteurs, sa préparation minutieuse aurait duré des mois voire des années si l’on s’appuie sur le cas de Benoît (insurgé de 1811) esclave créole à talent de la veuve Henri Hibon qui, dès janvier 1799, est arrêté pour entraînement clandestin des esclaves au combat au sabre.
De plus, les objectifs sont ambitieux : prise de contrôle du territoire en ralliant les masses serviles très supérieures en nombre. Sudel Fuma souligne que le quartier Saint-Leu connaît le plus fort ratio esclaves/Blancs (14 pour 1), identique à celui de l’île de Saint-Domingue.
Au colloque de Saint-Leu pour le bicentenaire, l’historien J. F. Géraud précise : « En s’appropriant un espace, les esclaves se constituent en nation qui transcende les clivages ethniques. C’est à nos yeux une évidence que les esclaves de Saint-Leu se battent de manière très réelle pour le contrôle du territoire et non pour des formules légales ou législatives. »
Depuis plusieurs décennies, les travaux des historien·ne·s ont rendu justice à la mémoire de la résistance continue contre l’asservissement à La Réunion, mettant enfin à bas par la même occasion le récit mensonger de ces évènements et du « doux esclavage de Bourbon » tel qu’évoqué dans l’ouvrage d’Armand Sosthène de Châteauvieux en 1865 (« Histoire de Saint-Leu »).
Son récit de la révolte nourrit encore 144 ans plus tard une part non négligeable d’une double page du Quotidien du lundi 1° novembre 1999 consacré à « La grand-peur des colons de Saint-Leu ». Fin de la version consolante du passé qui passe mal…
« Élie ou les forges de la liberté. »
Ont été relevées ci-dessous quelques-unes des interventions des historiens Florence Gauthier, Hubert Gerbault, Frédéric Régent, Gilles Gérard, Christian Barat, Sudel Fuma, ainsi que des responsables d’association Yvrin Rosalie (Komiti Éli) et Ghislaine Bessières (Rasine Kaf) qui ont participé au documentaire « Élie ou les forges de la liberté ».
« Ces héros oubliés du peuple réunionnais sont morts sous l’étendard de la révolte ».
« Nous viv’ en zot, zot i viv’ en nou »
« L’histoire de cette révolte, c’est véritablement un sursaut de dignité. C’est vraiment un moment d’humanité. »
« 1789 a indéniablement favorisé l’espoir de liberté pour tous les esclaves. Ces combattants noirs, que représentent-ils ? Ils représentent la défense des droits de l’humanité et la dignité d’un peuple qui reprend sa force et son existence. »
« Cette révolte entraîne des centaines d’individus prêts à tout pour reprendre leur liberté. »
« Le spectre de Saint-Dominique a constitué un tournant dans l’humanité et nous indique que les idées de 1791 sont parvenues aux esclaves de Bourbon. »
« Lors de la déportation dans les bateaux négriers, les esclaves sont deux ou trois par mètre cube. La mortalité s’y situe entre 20 et 30 % ».
« Les maîtres des domaines, les « gros blancs ». « Blancs » n’est pas une connotation de couleur mais c’est en lien avec la richesse. »
« Le fouet, chabouc, est l’instrument essentiel pour la rentabilisation de l’exploitation.
« Les maîtres de Saint-Leu sont réputés pour être rustres et durs. Les châtiments sont fréquents : le fouet (chabouc), le carcan, les chaînes. Ces châtiments débouchent fréquemment sur la mort car, contrairement à la légende répandue, l’esclavage n’était pas « doux » à La Réunion. Par exemple la limite des 30 coups de fouet prévus par le Code noir est souvent dépassée. Pour obtenir le maximum d’efficacité, les châtiments s’exercent toujours en public. »
« Toutes les manifestations, révoltes ou tentatives de révolte à l’île de La Réunion ont été trahies et, la plupart du temps, par un esclave qui était plus proche du maître que de ses semblables. L’exemple de l’esclave Figaro qui trahit la révolte de Saint-Leu et qui obtient son affranchissement puis la possession de l’Îlet à cordes pour laquelle il obtiendra également des esclaves. »
Nous conclurons avec trois citations extraites du documentaire « Élie ou les forges de la liberté ».
Sudel Fuma : « Jusqu’en 2010 l’histoire d’Elie n’était pas du tout connue. On pensait qu’Elie avait été exfiltré par les Anglais, qu’Elie avait été un traître, qu’il avait fui au lendemain de la révolte du 8 novembre, qu’il avait abandonné ses camarades et qu’il était ensuite parti sur un navire, envoyé quelque part en Inde. C’est faux !
Pourquoi ne connaît-on pas cette histoire d’Elie ? Pourquoi n’a-t-on pas voulu qu’on sache cette histoire d’Elie ? Peut-être parce qu’on ne voulait pas qu’il y ait un martyr ? Peut-être parce qu’on ne voulait pas qu’il y ait un héros qui sorte de cette histoire de l’esclavage et qui serve de modèle ?
La commémoration de ce bicentenaire de la révolte de Saint-Leu (en 2011, NDLR) est très, très, très importante. Très importante parce que les esclaves, les descendants d’esclaves ont été privés d’histoire. Leur histoire a été occultée. Leur histoire a été effacée et c’est seulement aujourd’hui, 200 ans presque jour pour jour, qu’on retrouve une page de ce passé très, très difficile, très, très douloureux qui marque l’histoire de La Réunion et qui redonne sens à une histoire parce que la dignité de ces hommes est enfin mise à jour. La reconnaissance de cette histoire est enfin là et elle permet aux jeunes Réunionnais d’aujourd’hui de trouver des repères dans le passé. »
Yvrin Rosalie (Komite Eli) pour terminer : « Il est important de connaître notre histoire. On nous a dit que nos ancêtres étaient gaulois, mais pas d’explication sur la colonisation au cours de notre éducation. On nous a envoyés à l’école et au catéchisme pour apprendre « le bon chemin » mais on ne nous a pas dit ce qui avait été fait. Cela aurait été légitime. Mais pour nous c’est important de comprendre ce qui a été fait à nos ancêtres car ils n’étaient pas gaulois ! »
Ghislaine Bessière (Rasine Kaf) : « Quand on aura diffusé ça aux Réunionnais, on pourra être en paix avec nous-mêmes et, en paix, on pourra construire cette « réunionnité » encore à construire. »
On doit à Sudel Fuma la découverte dans les archives londoniennes du délibéré officiel du procès qui suivra la révolte, permettant de démonter 200 ans de mensonges et de mutismes institutionnels et de rétablir la vérité historique.
Et il a fallu 100 ans après l’abolition du 20 décembre 1848 pour que la population puisse commencer à se réapproprier et célébrer au grand jour cette date essentielle, comme le rappelle la motion adoptée à l’unanimité lors du rassemblement populaire le 20 décembre 1948 à Saint-Denis (ci-dessous).
Gérard REIX
Pour la Libre Pensée
MOTION
Votée à l’unanimité le 20 décembre 1948
Sur l’esplanade Sarda Garriga à Saint-Denis
« Le peuple réunionnais, travailleurs de toute l’île, hommes, femmes, vieux, jeunes, ouvriers, colons, petits artisans, réunis le 20 décembre 1948, esplanade Sarda-Garriga à Saint-Denis, à l’appel des organisations démocratiques de l’île (Parti communiste français-Confédération générale du travail – Union des femmes françaises – SPF, l’Union des jeunes communistes – Union des locataires) pour célébrer le centenaire de la suppression de l’esclavage le 20 décembre 1848 par Sarda-Garriga, commissaire général de la République :
– Protestent contre l’arrêté illégal pris par la municipalité esclavagiste de Saint-Denis osant interdire aux travailleurs de célébrer le centenaire de leur libération par un grandiose défilé populaire, alors qu’elle n’a pas hésité à les bafouer en donnant à une rue de Saint-Denis le nom de l’esclavagiste de Villeneuve ;
– Dénoncent cette décision qui constitue de la part de cette majorité mal élue (qui n’a pu accaparer l’hôtel de ville qu’à la suite de la provocation du 25 mai) une violation des droits formellement reconnus par la Constitution et qui est inspirée tant par la haine que par la peur du peuple ;
– S’élèvent contre les multiples tentatives de ravir aux travailleurs les mairies que ceux-ci ont arrachées aux fraudeurs réactionnaires ;
– Dénoncent les tentatives inqualifiables de monter des complots devant permettre de destituer les élus communistes.
– Exigent la libération des travailleurs de Saint-Louis maintenus en prison en dépit de toute justice et de toute légalité, depuis 6 semaines déjà.
– Constatent que bien que 100 ans se soient écoulés depuis la libération des esclaves, les travailleurs de toutes conditions subissent encore le joug des esclavagistes capitalistes, qu’aucune liberté n’existe véritablement pour le peuple, sans cesse bafoué par les gros propriétaires, usiniers, banquiers et leurs agents, violant systématiquement leurs droits les plus élémentaires, que les salaires de détresse qui sont encore alloués aujourd’hui ne permettent aux familles des travailleurs de se libérer de l’emprise de la faim, que la mère avec son salaire diminué de 1/3 ne peut élever ses enfants, et se trouve réduite à les voir souvent périr durant leur jeunesse, que les enfants du peuple sont toujours maintenus, sous mille prétextes, dans l’ignorance, et qu’ainsi aucune possibilité d’avenir ne leur est ouverte.
C’est pourquoi ils décident de faire de ce 20 décembre 1948 le point de départ d’un combat accru, plus énergique et plus implacable pour réaliser leur libération véritable. TOUS Unis, ils s’engagent à lutter pour obtenir :
- La réalisation totale de l’assimilation,
- L’application réelle de tous les droits sociaux,
- Des salaires dignes, permettant aux travailleurs de faire vivre leur famille grâce à la fixation du minimum vital, le salaire égal à travail égal,
- Une intégration rapide de tous les agents et auxiliaires de l’administration,
- Le respect des droits reconnus par l’ordonnance réglementant le colonat paritaire,
- L’extension à la Réunion du fermage et du métayage,
- La suppression de l’exploitation par l’usinier ; l’usinier n’étant qu’un façonnier,
- Des mesures propres à éliminer l’ignorance, à offrir aux jeunes des possibilités d’avenir.
Mais ils savent qu’ils ne sont pas isolés dans la lutte qu’ils mènent aux côtés du peuple de France, de tous les peuples épris à travers le monde de justice et de progrès. Ils s’engagent également à lutter pour la défense de la République, qu’ils n’accepteront jamais d’être les esclaves des impérialistes négriers américains. (Témoignages, 24 décembre 1948).



⚠︎ Cet espace d'échange mis à disposition de nos lectrices et lecteurs ne reflète pas l'avis du média mais ceux des commentateurs. Les commentaires doivent être respectueux des individus et de la loi. Tout commentaire ne respectant pas ceux-ci ne sera pas publié. Consultez nos conditions générales d'utilisation. Vous souhaitez signaler un commentaire abusif, cliquez ici.