Loin des images spectaculaires des coulées de lave, le travail de l’observatoire volcanologique ne se limite pas aux périodes d’éruption, la surveillance est régulière. Entre routine scientifique, vigilance constante, les techniciens veillent, analysent et anticipent l’activité du volcan jour après jour.

Dans une salle remplie d’écran et de données sismiques, chaque signal compte. Variation inhabituelle, vibration du sol : tout est observé et comparé aux données antérieures. Une facette méconnue du grand public, bien plus complexe qu’on ne l’imagine. « Nous sommes en quelque sorte les pompiers du volcan », confie fièrement Aline Peltier, la directrice de l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise.
Derrière ces machines qui clignotent, un travail collectif s’opère. Techniciens et scientifiques s’activent. Les uns assurent la maintenance et le bon fonctionnement des capteurs, les autres interprètent les données puis participent à l’analyse scientifique des phénomènes observés.

La sismologie au cœur du dispositif #
La méthode privilégiée par l’observatoire est celle de la sismologie. « C’est l’étude des séismes et de la propagation des ondes élastiques à l’intérieur de la terre » explique Philippe Kowalski, membre de l’équipe technique. Elle est essentielle pour comprendre les mouvements du sol causés par l’activité volcanique. Si cette approche semble être la mieux adaptée, il y a bien d’autres qui facilitent la recherche des scientifiques. La géodésie (mesure des déformations du sol) et l’inversion bayésienne, méthode statistique qui interprète les données même imparfaites. François Beauducel, géophysicien nouvellement arrivé pour renforcer l’équipe scientifique, travaille précisément sur ces techniques d’analyse.
Kan volkan i pèt : alerte maximum#
Veille, permanence, voire même des nuits blanches, l’observatoire passe en mode alerte en cas de forte activité sismique ou d’éruption. Les tâches s’enchaînent. Dans la salle des opérations, pas une minute de distraction, les équipes doivent être opérationnelles 24 heures sur 24. « C’est là qu’on assure la maintenance rigoureuse des équipements. Les capteurs, qui sont situés dans des zones difficiles d’accès, nécessitent parfois des descentes sur le terrain pour assurer leur bon fonctionnement. » précise Philippe Kowalski.


La modernisation des outils de surveillance#
Cette capacité de réaction rapide repose sur des outils technologiques de pointe. Grâce aux équipements modernes notamment le GPS, les capteurs sismiques et l’imagerie satellitaire, le suivi de l’activité volcanique devient de plus en plus précis. A la moindre vibration du sol, le signal est visible sur un tableau graphique. En un seul clic, l’équipe accède facilement, en temps réel, aux informations précoces sur l’activité volcanique.


Outils de surveillance utilisés par l’équipe technique
Le Piton de la Fournaise attire par sa beauté et ses éruptions spectaculaires, une chose est sûre, il est l’un des volcans les mieux surveillés au monde. Un travail invisible loin des projecteurs médiatiques, dans le silence des salles de contrôle.
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