Blocus, revendications, violences : les manifestations lycéennes sont au cœur de l'actualité nationale. Le lundi 5 octobre, les images violentes de l'interpellation d'un jeune devant le lycée Roland-Garros, au Tampon, circulaient sur internet. L'UFR (Union des femmes réunionnaises) qualifiait les images de choquantes et exigeait dans un communiqué des explications immédiates de la part du rectorat. Au lendemain de la première journée de manifestation, Mathis Morisset, porte-parole du mouvement, revenait sur les débuts du mouvement, au micro de Parallèle sud.
Mathis Morisset a 16 ans. Le jeudi 1ᵉʳ octobre dernier, le jeune lycéen en classe de première au lycée Roland-Garros du Tampon manifestait pour la première fois. L’occasion d’apporter surtout un soutien aux premiers mouvements apparus dans l’Hexagone, mais aussi de manifester pour de meilleures conditions de travail et de vie au lycée : toits dégradés, fontaines à eau et ventilateurs non fonctionnels, etc. Par la force des choses plus que par véritable initiative, Mathis rejoint le groupe des porte-paroles des revendications de son lycée et va jusque dans le bureau du maire, Alexis Chaussalet, pour porter les revendications lycéennes.


