KWAFÉ ZORDI !
Le 4 octobre, Flavio Bolsonaro, sénateur et fils de l’ancien président d’extrême droite, était arrivé en tête du premier tour avec 47,03 % des voix, contre 45,16 % pour Lula, le président sortant. Dimanche 25 octobre, ce dernier reverse la tendance et l’emporte avec 51,8 % des voix contre 48,2 %, soit 4,4 millions de voix d’avance. Perceval Gaillard, député LFI à La Réunion, déclare que c’est « un exemple pour le monde entier ».
L’extrême droite était aux portes du pouvoir au Brésil : un peu comme chez nous. Suite à un premier tour qui donnait l’avantage à Flavio Bolsonaro, c’est finalement Lula qui restera président pour un quatrième mandat. Une victoire historique car c’est la première fois depuis le retour de l’élection présidentielle au suffrage direct, en 1989, qu’un candidat l’emporte après avoir été battu au premier tour.

En France à quelques mois des élections présidentielles, on ne peut qu’imaginer un scénario semblable à celui du Brésil qui hisse un candidat d’extrême droite au second tour. Alors, la gauche s’empare des résultats brésiliens.
À l’échelle régionale, Perceval Gaillard qui est député mais aussi membre de la commission des affaires étrangères partage la joie du peuple brésilien : « La victoire de Lula est un exemple et un point d’appui pour l’ensemble des peuples dans le monde entier qui luttent contre l’extrême-droite et les oligarques. Le peuple brésilien n’a écouté ni les sondages, ni les médias, ni les réseaux sociaux. Il est allé voter avec son cœur, ses tripes, sa conscience ».
Pour Jean-Hugues Ratenon qui dit partager à 101% ces déclarations, cette victoire est une très bonne nouvelle pour la France. « L’effort que la droite a fourni n’a pas réussi à déstabiliser le président Lula. C’est une très bonne nouvelle pour la France, quand le peuple se réveille on peut empêcher l’extrême droite d’accéder au pouvoir ».
L’Union des Femmes Réunionnaises (UFR) salue elle aussi « un signal d’espoir pour toutes les forces progressistes qui, dans le monde, combattent l’extrême droite, les inégalités et les politiques de régression sociale ». Pour l’association, « l’émancipation des femmes demeure un combat essentiel », et « il n’y a pas de justice sociale sans justice environnementale ».
Du côté de la droite et de l’extrême-droite locale, aucune réaction publique n’a été prononcée face à cette défaite de Flavio Bolsonaro, qui conteste cette élection et qui a déjà annoncé demander son annulation. Pour rappel, le candidat d’extrême droite promettait d’effacer la condamnation de son père pour tentative de coup d’État, de construire 500 000 places de prison et d’assouplir les règles de protection de l’Amazonie.
Etienne Satre


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