Alphonse Garreau.- L'Emancipation à La Réunion ou publication du décret d'abolition de l'esclavage à La Réunion le 20 octobre 1848.

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De la première abolition de l’esclavage en 1794 à la deuxième en 1848 : de la culture du café à celle de la Canne à sucre

TROISIÈME ÉPISODE


Entre 1794 et 1848, l’histoire de La Réunion donne à voir une contradiction majeure. La France révolutionnaire proclame l’égalité et l’abolition de l’esclavage, mais les colons maintiennent, puis rétablissent un système fondé sur l’exploitation servile. Dans l’île, les décisions venues de la métropole sont filtrées, repoussées ou détournées par les intérêts coloniaux puissants. Cette période ne se résume donc pas à une succession de dates : elle met au jour la peur des colons, les résistances des esclaves, la logique économique de la production du sucre, la poursuite de la traite et, déjà, les fissures qui conduiront à l’abolition définitive.

L’île Bourbon entre bouleversements révolutionnaires, changement de nom et premiers affrontements politiques.
L’île Bourbon entre bouleversements révolutionnaires, changement de nom et premiers affrontements politiques.

Le contexte révolutionnaire : de 1789 à 1802, l’île entre dans une ère d’inquiétude

La Révolution française de 1789 bouleverse profondément l’histoire de France et a aussi des répercussions dans la lutte des peuples du monde entier. Elle entraîne la chute de la monarchie, la mise en place d’une première Constitution, puis l’installation de la Première République proclamée le 22 septembre 1792. La Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 devient le texte fondateur de cette nouvelle période historique.

Dans ce qui est encore l’île Bourbon, on commence à parler de la Révolution à partir de 1790. La période 1789-1801 mérite une attention particulière, tant les transformations y sont nombreuses. Plusieurs changements institutionnels apparaissent :

  • la création de 7 communes, qui coïncident avec les anciennes paroisses : Saint-Paul, Saint-Denis, Sainte-Suzanne, Saint-Benoît, Saint-Pierre, Sainte-Marie et Saint-Leu ;
  • la mise en place d’une assemblée coloniale chargée notamment de nommer des députés pour siéger à l’Assemblée nationale ;
  • La vente des propriétés du clergé, y compris avec les esclaves qui y sont attachés est réalisée en décembre 1791 pour servir de gage à l’introduction du papier monnaie.

Mais ces évolutions politiques ne signifient pas que les colons qui dirigent l’île acceptent l’esprit égalitaire de la Révolution. Bien au contraire. La création de la République, la remise en cause de l’ordre monarchique et surtout la perspective d’une atteinte au système servile inquiètent les propriétaires d’esclaves de l’île Bourbon. Cette inquiétude est redoublée par une autre nouvelle : à Saint-Domingue, les esclaves se sont soulevés dès 1791.

L’île prend un nom révolutionnaire le 13 mars 1793, mais conserve une structure sociale  profondément réactionnaire et raciste.

L’île BOURBON  est renommée LA REUNION.

En pleine révolution qui venait d’en finir avec la dictature du pouvoir royal, l’île ne pouvait conserver le nom de la dynastie des Bourbons. Selon l’historien Élie Pajot,  c’est « la réunion du 10 août 1792 entre les (révolutionnaires) Marseillais et plusieurs bataillons de la Garde nationale préposées à la défense des Tuileries » qui imposera le nouveau nom de l’île. 

L’union des forces vives révolutionnaires lors de cette réunion historique est centrale dans l’action de la révolution Française car elle précipite la chute de la royauté. Le 13 mars 1793 : l’île Bourbon est donc renommée La Réunion. 

Une autre anecdote est révélatrice : avant même de devenir l’hymne national, La Marseillaise aurait été entendue à La Réunion dès 1793. 

Le changement de nom de l’île manifeste donc une adhésion symbolique à la Révolution, mais sans remettre en cause l’ordre social colonial.

1794 : une abolition proclamée à Paris mais empêchée à La Réunion

Le 4 février 1794, la France proclame la première abolition de l’esclavage. Sur le plan des principes, la rupture est majeure. Dans les faits, l’application coloniale se heurte à une opposition farouche. Deux émissaires, Baco et Burnel – mentionnés sous la forme « Baro et Burnel » dans certaines versions des récits familiaux – sont envoyés pour annoncer la nouvelle dans les Mascareignes. Leur mission est claire : dissoudre les assemblées coloniales et mettre à exécution l’abolition de l’esclavage, sans indemnités pour les propriétaires.

Ils ne peuvent pourtant mener cette mission ni à l’île Bourbon ni à l’île de France (Maurice). Poursuivis, empêchés, ils sont rejetés par les colons de l’île Maurice où ils débarquent en premier et  ils échouent à imposer la décision venue de la métropole. Ils auraient même été redirigés vers les Philippines.

Les colons ne se contentent pas d’entraver l’application du décret. Ils s’emploient aussi à empêcher les esclaves d’en connaître l’existence. Ne sachant ni lire ni écrire pour la plupart, ceux-ci sont maintenus dans l’ignorance. Mais ce verrou n’est pas total. Dans les maisons des riches, on parle de l’abolition. Les domestiques entendent, diffusent, transmettent. Peu à peu, l’idée d’un possible vent de liberté se répand.

1800-1801 : une minorité de colons envisage l’indépendance pour sauver l’esclavage

C’est ici qu’apparaît un élément peu connu: la colère d’une partie des colons ne se traduit pas seulement par une résistance administrative ou passive aux décisions du pouvoir central. Des ultras royalistes de La Réunion vont jusqu’à élaborer dans les années 1800-1801 un projet d’indépendance.

Mais ce projet n’a rien d’émancipateur au sens moderne du terme. Il ne vise ni l’autonomie populaire, ni une souveraineté au service des habitants de l’île. Il exprime au contraire la volonté d’une minorité de riches propriétaires de se soustraire à la France révolutionnaire pour ne pas appliquer l’abolition et conserver intacte la force de travail servile.

Autrement dit, une fraction des élites coloniales est prête à rompre avec la métropole si celle-ci menace le fondement même de sa richesse : les esclaves. Bien que le projet qualifié de « chimère ». ne débouche sur rien, il éclaire puissamment la mentalité coloniale de l’époque. Les colons ne sont pas seulement inquiets : ils sont disposés à envisager une rupture politique pour préserver l’ordre esclavagiste.

Illustration: abolition empêchée, information contrôlée et projet colonial de rupture avec la métropole pour maintenir l’esclavage.
Illustration réalisée par ChatGPT : abolition empêchée, information contrôlée et projet colonial de rupture avec la métropole pour maintenir l’esclavage.

1802 : Bonaparte rétablit l’esclavage 

En métropole, Bonaparte s’impose comme Premier Consul contre la démocratie républicaine. Le virage bonapartiste conforte les intérêts des planteurs. Pour Bonaparte, « l’abolition est synonyme d’anarchie et de ruine » (Claude Wanquet). Le 20 mai 1802, l’esclavage est rétabli officiellement  dans toutes les colonies françaises et signe le retour à l’ordre antérieur à 1789 : « l’esclavage est maintenu dans les colonies ainsi que la reprise de la traite permettant l’importation massive de captifs selon les lois et règlements anciens. »

Vers 1802, la population de l’île est approximativement de 60 000 habitants, dont environ 46 000 esclaves ; le nombre de blancs, colons et affranchis s’évaluant autour de 14 000 personnes : des colons, des affranchis, mais surtout une masse servile ultra majoritaire indispensable à l’économie de plantation.

Le général Decaen est alors le représentant de l’État sur l’île. Sa mission est de « rétablir l’ordre ». Cet ordre prend une forme très concrète : retour des patrouilles de soldats, surveillance accrue et répression de toute expression de révolte. Une rue de Saint-Denis porte encore aujourd’hui son nom.

Dans le même mouvement, les « libres de couleur » sont séparés de la population blanche et perdent tous leurs droits politiques. En 1804, le procureur Bellier écrit aux conseils d’administration des quartiers pour demander des renseignements sur les hommes de la population blanche appelés « petits créoles», dont la mauvaise conduite et l’immoralité les feraient considérer comme nuisibles à la société. L’ordre colonial surveille donc à la fois les dominés mais aussi les populations en marge du groupe dominant.

Les esclaves savent, comparent et résistent

Un point essentiel doit être rappelé : les esclaves ne sont pas dans une ignorance absolue du monde. En 1804, ils savent déjà qu’une abolition a été proclamée en 1794. Ils apprennent aussi l’indépendance de Saint-Domingue et la naissance de la première République noire. La France exigera d’Haïti une indemnité de 150 millions de francs pour compenser les anciens propriétaires.

Sur l’île, la majorité des esclaves est composée d’hommes. Les planteurs recherchent une main d’œuvre considérée comme solide, robuste et docile. Ils veillent aussi à mêler sur une même exploitation des esclaves d’origines différentes afin d’éviter les complots et de limiter les possibilités de soulèvement commun.

Malgré cette stratégie, les résistances se multiplient. Marronnage, vols, pillages, incendies sont des « pratiques » constituant à la fois des moyens de survie et des formes de recherche de liberté. Elles témoignent d’une tension permanente entre le système esclavagiste et ceux qu’il tente d’écraser.

1809-1814 : l’occupation anglaise ne change pas le sort des esclaves

En juillet 1810, les Anglais prennent possession de l’île de La Réunion qu’ils occupent de fait entre 1809 et 1814. Certains esclaves imaginent alors que les Britanniques peuvent leur être favorables, notamment parce qu’ils ont aboli la traite en 1807. Leur espoir est vite déçu.

Les Anglais ne se rangent pas du côté des esclaves. L’occupation ne débouche pas sur une émancipation. Les violences sociales persistent et la recherche de liberté continue à passer par le marronnage, les vols, les pillages et les incendies.

En avril 1814, Napoléon perd le pouvoir ; la monarchie est restaurée et Louis XVIII est proclamé roi de France. L’île est rétrocédée à la France en 1814 et, en 1815, la séparation est actée entre l’île de La Réunion et l’île de France (Maurice), devenue anglaise.

Illustration : la révolte de Saint-Leu en 1811, son enracinement local et la violence de la répression coloniale.
Illustration réalisée par ChatGPT : la révolte de Saint-Leu en 1811, son enracinement local et la violence de la répression coloniale.

1811 : la révolte de Saint-Leu, rupture majeure de la période

Les 8 et 9 novembre 1811, certains esclaves organisent sous la direction d’Élie et Gédéon la révolte de Saint-Leu. Le mouvement démarre à partir de la ravine du Trou, lieu de ravitaillement en eau des habitations dans lequel se retrouvent les esclaves de différentes propriétés.

Avec plusieurs centaines d’insurgés, ils se rendent chez les colons, pillent les propriétés et tuent parfois leurs maîtres, notamment les frères Macé.

L’insurrection est cependant brisée. Les insurgés sont arrêtés après avoir été dénoncés par l’esclave Figaro. Leur procès se tient dans l’église coloniale de Saint-Denis, devenue depuis la cathédrale. Vingt-cinq d’entre eux sont condamnés à mort. Pour rappeler cette révolte deux statues d’esclaves ont été érigées sur le Barachois dont l’une représente un esclave décapité portant sa tête à bout de bras. 

Cet épisode est central. Il montre que la résistance servile n’est pas seulement diffuse ou individuelle : elle cherche en permanence à s’organiser en mouvement collectif, nommer ses meneurs, à se donner des buts et à porter une espérance de perspective politique. Il rappelle aussi combien le pouvoir colonial fait de la répression un spectacle destiné à terroriser la population.

Plan d'époque d'un bateau négrier.
Plan d’époque d’un bateau négrier.

Le prix Nobel de littérature Mohamed Mbougar Sarr publiera en 2014 une nouvelle intitulée La Cale qui transcrit toute l’horreur de ces voyages : chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://www.littera05.com/pdf/La%20cale.pdf

Du café à la canne, l’exploitation des esclaves est toujours adaptée aux besoins des riches planteurs

Sur le plan économique, l’île a d’abord connu la prospérité du café. Cette richesse bénéficie aux colons sur l’île et aux riches importateurs qui vivent de ce commerce. Mais elle repose avant tout sur le travail forcé et la souffrance des esclaves que le Code noir définit juridiquement comme « meubles ». La culture du café, sujette aux maladies, décline aussi sous l’effet conjugué de la concurrence d’autres pays et des cyclones successifs. a culture du clou de girofle et des cultures vivrières reste anecdotique.

Mais en France et en Europe la demande de sucre augmente. Un nouveau marché se crée.  

Sur l’île,  de manière artisanale, du sucre et diverses boissons alcoolisées sont déjà produits. Mais la décision des autorités françaises de développer la production de sucre donne un essor à la canne à sucre, ce qui constitue alors une nouvelle opportunité pour les colons. Cette culture résiste mieux aux cyclones, transforme profondément les paysages de l’île, mais exige toujours plus de main-d’œuvre sous qualifiée et le système économique de l’esclavage est parfait pour son développement massif.

Elle enrichit certains propriétaires tout en ruinant nombre de petits exploitants. Pour les esclaves, le coût humain est immense car les conditions de travail sont inhumaines. 

La traite est relancée à plein régime. Des captifs sont amenés d’Afrique, de Madagascar et d’Inde. Il faut des hommes, beaucoup d’hommes, robustes, destinés aux travaux de pioche, de coupe, de transport ou au service domestique.

La violence du système économique est extrême : les conditions de capture et de transport à bord des navires négriers sont abominables. Les captifs sont attachés deux par deux par les chevilles, reliés à une chaîne centrale. Pendant tout le XVIIIe siècle et le début du XIXe, l’estimation est de plus de 200 000 esclaves introduits à La Réunion.

Illustration: la canne, la traite et l’engagisme dans une économie qui repose durablement sur la contrainte.
Illustration réalisée par ChatGPT : la canne, la traite et l’engagisme dans une économie qui repose durablement sur la contrainte.

1817-1830 : l’abolition de la traite, puis sa poursuite clandestine

Le roi Louis Philippe décide, en 1817, d’abolir la traite. Mais l’esclavage continue et cette décision ne met pas fin immédiatement au trafic, celui-ci se poursuivant de manière illégale jusqu’en 1830, avec la complicité du pouvoir local. Cette traite clandestine amènera encore à Bourbon plus de 45 000 nouveaux esclaves.

L’engagisme : un autre nom pour une contrainte souvent voisine de l’esclavage

Les besoins en main-d’œuvre pour la production de sucre poussent certains propriétaires à se tourner vers l’engagisme. Des Indiens, des Chinois et parfois des Malgaches arrivent sur l’île sous contrat. Juridiquement, ils ne sont pas esclaves. Peu ou pas payés, surexploités, leurs conditions sociales se rapprochent beaucoup de celles des esclaves.

Certains retournent dans leur pays d’origine ; d’autres se révoltent. Comme pour les esclaves, mutineries, marronage, refus de travailler, refus de manger, les engagés adoptent à leur tour des formes de résistance à la contrainte.

Au 31 mai 1847, le nombre d’engagés indiens, chinois, africains et noirs créoles s’élèvait à 6 508 individus. (Sudel Fuma)

La peur coloniale et les concessions limitées faites aux esclaves

Plusieurs phénomènes nourrissent la peur des colons : la première abolition de 1794, l’indépendance d’Haïti en 1804, les révoltes d’esclaves – notamment celle de 1811 à St Leu -, l’abolition de la traite en 1817 et l’augmentation du nombre d’affranchis. Face à ces inquiétudes, certains propriétaires assouplissent partiellement la dureté du régime des esclaves. 

Ils leur octroient plus d’habits, plus de nourriture, les châtiments corporels sont parfois moins lourds, la reconnaissance de quelques droits en matière de défense, de soins et même, en 1845, le paiement d’heures supplémentaires, des visites de camps par des médecins.

Ces mesures ne changent cependant pas la nature du système et n’empêchent ni le marronnage, ni les pillages, ni les vols. Elles relèvent moins d’une transformation morale que d’une stratégie de stabilisation sociale.

Les voix abolitionnistes se multiplient

Pendant cette période, de nombreuses voix se font entendre en France contre l’esclavage : Victor Hugo, Lamartine, Victor Schœlcher, l’abbé Grégoire, de Broglie… Rappelons aussi l’existence de relais réunionnais ou liés à l’île, comme Leconte de Lisle, Lacaussade ou le père Lafosse.

Cette montée des idées abolitionnistes ne renverse pas immédiatement le système politique, mais elle l’isole progressivement sur le plan moral et politique.

La 2ème République et l’abolition définitive de l’esclavage le 27 avril 1848

Le 24 février 1848, la monarchie est à nouveau abolie , la IIe République est proclamée. Victor Schœlcher, journaliste et défenseur résolu de l’abolition, devient sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies au sein du gouvernement provisoire et préside la commission chargée de préparer la suppression définitive de l’esclavage.

Le décret d’abolition est proclamé le 27 avril 1848. Il ouvre une nouvelle étape, appliquée à La Réunion le 20 décembre 1848. Cette date ne doit pas faire oublier le chemin parcouru depuis 1794 : plus d’un demi-siècle d’esclavagisme maintenu, de décrets contournés, de peurs et de violences  coloniales, de résistances à l’oppression.

Entre 1794 et 1848, l’histoire réunionnaise montre comment un ordre colonial s’efforce à la fois de survivre à chaque secousse politique venue de France et aux révoltes de toute nature des populations esclaves ou engagées.

Conclusion

Cette période montre que La Réunion n’est pas un espace périphérique passivement soumis aux événements métropolitains. L’île est un lieu où se jouent des affrontements politiques, économiques et sociaux intenses : résistance des colons aux décisions abolitionnistes, projet d’indépendance pour préserver l’esclavage, circulation clandestine des nouvelles parmi les esclaves, révoltes collectives, poursuite illégale de la traite et réinvention de la contrainte par l’engagisme.

Avant l’abolition en 1848 le monde colonial minoritaire a lutté pour empêcher la liberté d’advenir, tandis que les esclaves, majoritaires mais politiquement dominés, cherchaient les voies de leur émancipation , souvent au prix de leur vie.

L’article du mois prochain reviendra en détail sur le 20 décembre 1848, les conditions dans lesquelles l’abolition a été proclamée et leurs conséquences sur la suite de l’histoire du peuple de La Réunion. 

Pour la Libre Pensée de La Réunion, Jean Max Hoarau

Image mise en avant : Alphonse Garreau.- L’Emancipation à La Réunion ou publication du décret d’abolition de l’esclavage à La Réunion le 20 octobre 1848.

Bibliographie :

Elie Pajot :« Simples renseignements sur l’Île Bourbon » (Ed 1887) 

Claude Wanquet : « La France et la 1ère abolition de l’esclavage » 

Yvan Combeau, Prosper Eve, Sudel Fuma et Edmond Maestri. Edition SEDES Histoire de la Réunion : « De la colonie à la région »  

Daniel Vaxelaire : « L’histoire de La Réunion des origines à 1848 » Ed. Orphie

Prosper Eve : « Histoire d’une renommée ». Ed.CRESOI

Yvan Combeau : « Histoire de La Réunion » (édition Que sais-je ?) 

Gilles Gérard : « Famille Mariy ou la famille esclave à Bourbon » Ed. L’Harmattan

Gabriel Gérard : « Histoire de La Réunion. Au fil du temps » Ed. Azalées. 

Connaître et réfléchir sur l’histoire.

Cela permettra de revenir sur les événements historiques marquants à La Réunion et dans les colonies : du début du peuplement, l’esclavage jusqu’à nos jours.

La Libre Pensée de la Réunion a décidé de publier sur Parallèle Sud un article par mois pour faire connaitre l’histoire de La Réunion qui apparait insuffisamment enseignée et donc connue. 

Ces articles n’ont pas vocation à se substituer au travail essentiel des historiens mais s’inscrivent dans une démarche de vulgarisation des connaissances pour mieux en comprendre les enjeux actuels.

Tout ce qui contribue à mieux comprendre le monde et la société dans laquelle on vit doit être encouragé et développé.

« Un peuple qui oublie son passé n’a pas d’avenir ! »

En faisant sienne cette maxime attribuée à Winston Churchill, la Libre Pensée de la Réunion entend ainsi contribuer aux efforts de ceux qui veulent faire connaître l’histoire du peuple réunionnais, aider à réhabiliter les mémoires et à surmonter les obstacles au développement de l’île par la mise en valeur des catégories sociales historiquement laissées  pour compte.

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A propos de l'auteur

LibrePensee974

Fédération de la Réunion de la FNLP (Fédération Nationale de la Libre Pensée) fondée en 1848. Attachée à la défense des grandes lois de libertés, individuelles et collectives et à la laïcité : lois pour l'école publique (1882... 1886), liberté syndicale (1884), liberté d'association (1901), liberté de conscience et de culte (1905). Parmi les grands pionniers de la Libre Pensée : Victor Hugo, Aristide Briand, Ferdinand Buisson, Jean Jaurès, Francis de Pressensé...

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