Directeur de la mer : qui veut ?

Océan indien depuis l'Etang-Salé

LIBRE EXPRESSION

Directeur de la mer. C’est un poste prochainement vacant, et je me dis que : 

cela ne doit pas être facile de travailler avec le président des crustacés, la cheffe des moules, le trésorier oursin et la secrétaire mollusque. Heureusement, les poissons perroquets sont plus faciles à diriger. Sauf, lors de marées lunaires pendant lesquelles les poissons clown bullent l’incrust’. Car, encore plus que les thons, ces colorés cassent la vague des courants sous-marins.

Alors, les vielles épaves reviennent en surface comme la bave de crabe dans l’écume. Parfois dans ces cas, la police méduse et l’armée de cétacés procèdent à des embarcations ! La tortue et le requin rendent compte de ce soulèvement d’algues, et l’hippocampe décide des sanctions. La corail prudence est clémente jusqu’à aujourd’hui envers les poissons clowns perturbateurs, elle les noie dans les profondeurs pour éviter les tsunamis et l’asphyxie des branchies par réverbération.    

Je me demande si pour surfer sur ce poste il est proposé (par le ministère de la nature ?) un logement (flottant !) et un véhicule (gros bateau !) de fonction.

Je me demande si un maquereau peut être candidat. 

Je me demande s’il va être copain avec le directeur du vent. Celui qui souffle le froid, puis le chaud, déclenche des tempêtes et ramène la brise avant la rafale fatale, maîtrise l’oxygène disponible et répartit l’humidité ambiante, qui brasse de l’air en somme avec tant d’efficacité avec son équipe de girouettes et de moulins à paroles.   

Et, je brûle de cet océan de questions dans l’air du temps. 

Kala Livalisse

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