Assemblée générale de Parallèle Sud AG adhérents

[Édito] Premier anniversaire de l’association

4011 abonnés sur Facebook, 544 abonnés à notre newsletter. C’est peu. Et à la fois énorme. Parce que ceux qui nous suivent sont vraiment présents, nous lisent. Parfois, on a l’impression d’écrire dans le vent, de devenir le vent, d’être invisible. Et puis le lendemain, on a plein de retours.


L’histoire s’écrit en marchant. Alors, peu importe, qu’on soit déçus, satisfaits, quelque part, ça nous dépasse un peu. Ce projet. On le fait parce qu’il nous porte, on ne le fait pas pour nous. 


Parallèle Sud est paru au Journal officiel du 6 juillet 2021, avec une Marianne en filigrane : l’association est créée le 29 juin 2021.


Elle s’est fixée pour objet de faire vivre un média indépendant dans l’océan Indien, éditer un service de presse en ligne, ouvrir un espace de libre expression… 


Qui lit ces lignes sait que les trois fondateurs, Jéromine Santo-Gammaire, Franck Cellier et Julien Sartre ont tenu parole. Une nouvelle offre journalistique est née à La Réunion, d’abord sous la forme d’une newsletter dès le mois d’août, puis sur la toile à partir du 21 janvier dernier. 


Près de 400 articles sont déjà en ligne. Chaque vendredi de nouveaux sujets sont proposés… et autant de libres expressions, visées par un comité de lecture animé par les adhérents qui ont rejoint l’association.


Notre expérience dans les médias traditionnels nous a convaincu qu’un actionnaire désintéressé et imperméable aux pressions économiques et politiques, ça n’existe pas. Il fallait être idéalistes, peut-être un peu fous, pour imaginer un média piloté par des journalistes n’obéissant qu’à leur charte éthique. N’empêche, Parallèle Sud, média participatif, est là. Et bien là.


Nous le construisons ensemble. Avec ceux qui veulent découvrir, apporter leur pierre, leurs sensibilités. Parallèle Sud est une plate-forme d’informations citoyenne ouverte à tous. C’était l’idée : que nous puissions tous être notre propre vecteur d’information.


Régulièrement, de nouveaux volontaires se rapprochent pour voir comment participer à l’aventure. Philippe, Chakila, Yohann, Abdoul, Hawa, Clémence, Anouk, Frank, Dominique, Christophe… Signe que l’envie peut déplacer des montagnes. 


Pour que le média se développe et que sa rédaction se professionnalise, il lui faut désormais trouver un « modèle économique ». 


Notre deuxième année d’existence se propose de conjuguer l’envie à la crédibilité financière. En gardant toujours en vue l’esprit de l’économie sociale et solidaire. Parallèle Sud ne fera jamais de bénéfices mais tient à impacter la société dans laquelle il grandit à travers l’offre d’une information critique, approfondie, inspirante aussi. A travers l’écoute des vrais gens et le souci d’ouvrir la parole sur les sujets tabous. Il n’y a pas de sujets tabous.  


Nos premiers mois nous confirment que l’argent ne tombe pas du ciel. Les dons libres et conscients de nos lecteurs ne suffisent pas à générer les recettes nécessaires au paiement des salaires des journalistes. Mais pour nous une première étape s’apprête à être franchie : à la fin du mois, nous paierons notre première pige.


Il nous reste à communiquer davantage pour faire gonfler ce ruisseau, valoriser le travail journalistique en instaurant des abonnements payants sur une partie du site, développer des partenariats tout en restant fidèles à nos valeurs, et aux vôtres… La passion qui nous a animés tout au long de cette première année ne cesse de se renforcer. 


Ce soir, fier de ce qu’il est devenu, Parallèle Sud fait la fête, souffle sa première bougie. 


Semaine après semaine, nous vous donnons rendez-vous. 


Nartrouv plis dovan. 
 

La rédaction

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