Mercredi 21 octobre 2026
La Région Réunion a pris connaissance des déclarations de Patrice Selly à son encontre et regrette que celles-ci s’inscrivent une nouvelle fois dans une logique de confrontation plutôt que dans une démarche de dialogue constructif.
Si les désaccords sont légitimes dans le débat public, ils doivent pouvoir s’exprimer dans un esprit de responsabilité, de respect mutuel, d’objectivité et de recherche de solutions au service des Réunionnais. C’est dans cette perspective que la Région entend poursuivre son action et privilégier les échanges utiles, fondés sur des faits et une volonté sincère de coopération.
S’agissant du sujet évoqué par le maire de Saint-Benoît, à savoir le Schéma d’Aménagement Régional, la concertation avec sa commune a été engagée depuis plus de quatre ans et de multiples réunions ont eu lieu pour traiter avec la rigueur nécessaire les demandes exprimées.
Concernant plus particulièrement la période récente, après les élections municipales et communautaires de mars dernier, la Présidente Huguette Bello avait pris l’initiative d’un séminaire sur le SAR rassemblant l’ensemble des collectivités, le 19 mai 2026. Ce séminaire a été suivi par des réunions bilatérales et des échanges avec l’ensemble des communes et des intercommunalités sur la base d’une première proposition concrète par la Région.
À l’issue de ces échanges, des modifications ont été apportées au projet de SAR pour tenir compte des avis et propositions des partenaires. Puis, des courriers ont été adressés par la Région à chaque commune et EPCI, indiquant en toute transparence le résultat de cette concertation et les arbitrages opérés. Le maire de Saint-Benoît, comme la CIREST et ses communes membres, ont été destinataires de ces courriers.
Au terme de cette concertation, le projet de SAR amendé a été présenté, conformément à la procédure, aux 65 institutions membres de la Commission d’Élaboration du SAR (CESAR) le 30 septembre dernier. Le maire de Saint-Benoît a pu s’y exprimer et donner son avis.
Force est de constater que la très grande partie des demandes formulées par sa commune, comme pour la CIREST et l’ensemble des communes de l’Est, a été prise en compte, à partir du moment où elles étaient justifiées et ne remettaient pas en cause l’équilibre général du projet d’aménagement du territoire à l’échelle régionale. Les membres de la CESAR ont d’ailleurs salué la qualité de la concertation et du document présenté.
Rappelons que le maître mot du projet est celui de l’équilibre, pour un aménagement harmonieux du territoire. Le projet de SAR fixe à cet effet des orientations, principes et règles à la faveur d’un développement – notamment économique – beaucoup plus soutenu dans l’Est et d’un renforcement de l’attractivité de ce bassin de vie. Il reprend à son compte de très nombreux projets de développement portés par les collectivités de l’Est, dont Saint-Benoît avec notamment le développement de la zone d’activité de Beauvallon, le pôle agro-alimentaire de Beaufond, l’aménagement de zones liées à la mer au Butor et Bourbier, mais aussi le développement des secteurs de Cornardel et Beaulieu qui, à ce stade, demeurent des intentions de projet à concrétiser sur le terrain par la commune et l’EPCI compétents.
Dans cette perspective, la position de la commune de Saint-Benoît, qui conteste les objectifs de développement résidentiel qui lui sont proposés et qui table sur une stagnation démographique de son territoire, interroge quant à une volonté réelle d’engager la commune et le bassin Est dans une dynamique de rattrapage. Par ailleurs, les réclamations surfaciques ne s’appuient sur aucune étude sérieuse, aucun projet concret ni aucune justification étayée, et conduiraient à des extensions urbaines disproportionnées et irréalistes.
Bien entendu, rien, à ce stade, n’est encore définitivement figé. En effet, conformément à la réglementation, le projet de SAR qui sera arrêté par la Présidente de Région sera ensuite soumis à l’avis des personnes publiques associées (PPA), dont les communes. Le document sera également soumis à l’enquête publique au cours de laquelle la population pourra s’exprimer. L’Assemblée plénière du Conseil régional aura à se prononcer sur le document finalisé courant 2027, pour son adoption avant une approbation par l’État.
Ces différentes phases de consultation, volontaire comme réglementaire, mises en œuvre par la Région tout au long de la procédure, garantissent les conditions d’une réelle concertation et d’un projet de territoire équilibré, à l’écoute de chaque partenaire tout en étant porteur de choix fort et responsable pour l’avenir de La Réunion. Il appartient à chacun de faire preuve d’esprit de responsabilité et non de vouloir dicter unilatéralement ses propres règles.









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