Le président de la République française dîne ce jeudi avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le commanditaire des assassins du journaliste Saoudien Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre 2018 au Consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Cette visite officielle est une provocation pour les défenseurs de la liberté de la presse et de la liberté d’expression.

Macron dîne avec le meurtrier du journaliste Khashoggi : une honte pour la France

LIBRE EXPRESSION

Le président de la République française dîne ce jeudi avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le commanditaire des assassins du journaliste Saoudien Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre 2018 au Consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Cette visite officielle est une provocation pour les défenseurs de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. 

La réception ce jeudi du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane par le président Macron constitue une honte pour la France, une injure pour tous les citoyens de notre pays considéré par beaucoup comme « patrie des droits de l’Homme ».  Deux ONG ont d’ailleurs déposé plainte contre MbS pour complicité de torture et de disparition forcée, en lien avec l’assassinat du journaliste saoudien et opposant démocrate Jamal Khashoggi, perpétré le 2 octobre 2018 dans les locaux du consulat saoudien à Istanbul. L’une de ces ONG, Dawn (Democracy for the Arab World Now) a d’ailleurs été fondée par le journaliste assassiné.

Premier syndicat de la profession, attaché depuis l’origine à la défense des libertés démocratiques et au droit d’informer, le Syndicat national des Journalistes (SNJ), s’estime particulièrement offensé  par cette visite officielle d’autant plus inadmissible que le gouvernement actuel s’était associé, après l’assassinat de Jamal Khashoggi, au mouvement international de condamnation de l’acte ignoble commandité par MbS.

Le SNJ appelle tous les journalistes, et au dela tous les citoyens, à manifester par tous les moyens leur réprobation contre l’implication de la France, à travers son président Emmanuel Macron, dans ce qu’il faut bien appeler une coupable complicité de réhabilitation, qu’aucun motif ne peut excuser.

Syndicat National des Journalistes

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