KOZÉ LIBRE
Mayotte a désormais un champion du monde. Mais à son retour sur l’île, Soultoini Ali n’a pas reçu l’accueil institutionnel que son exploit aurait pu laisser espérer.
Sacré champion du monde de lancer du javelot lors des World Masters Athletics en Corée du Sud, Soultoini Ali est arrivé samedi 29 août à Mayotte, après avoir porté haut les couleurs du territoire sur la scène internationale.
Pourtant, à son arrivée, aucun élu n’était présent pour l’accueillir officiellement. Une absence qui interroge, alors qu’il s’agit d’un exploit historique pour un athlète mahorais.
Plus surprenant encore, la responsable politique en charge de la jeunesse et des sports se trouvait au même moment à l’aéroport pour l’accueil de Miss Mayotte, mais n’aurait pas pris le temps de venir saluer le champion du monde.
Sur place, quelques citoyens et membres du collectif étaient néanmoins présents pour lui témoigner leur reconnaissance. Sans cette mobilisation citoyenne, le retour du champion aurait pu passer presque inaperçu.
Au-delà de la polémique, une question mérite d’être posée : quelle place Mayotte accorde-t-elle à ses champions et à sa jeunesse ? Lorsqu’un enfant du territoire décroche un titre mondial, c’est toute une île qui devrait pouvoir se reconnaître dans sa réussite.
Soultoini Ali mérite aujourd’hui bien plus qu’une médaille : il mérite la reconnaissance de Mayotte et de ses institutions.
Chakila Yssouf
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