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Plus qu’un festival : une averse brûlante d’émotions

FESTIVAL AN KASKAD #3 RACONTÉ PAR LE BISIK#

Ces vendredi 5 et samedi 6 décembre, la troisième édition du Festival An kaskad a démarré avec éclat sur le parvis de la Salle Gramoun Lélé à la Ville de Saint-Benoît, où le Village du festival a ouvert ses portes dès 18h00 au rythme des mix de DJ NCH, accueillant un public déjà nombreux et enthousiastes, malgré le ciel menaçant.



Le public arpente les allées du village, découvre les créations de nos exposants qui ont bravé le mauvais temps et attendent avec impatience les premiers spectacles.

Après la prestation remarquée des élèves de Julie Comtois, professeure de danse indienne  au CRR, sur la scène extérieure du Festival pour un Alarippu inspirant (première pièce de danse du Bharata Natyam), place aux Tambours Réyonés dès 19h. Entraînés par leur chef d’orchestre Frédérick Arzeux, les quinze percussionnistes passionnés ont parcouru les allées du village jusqu’au hall de la Salle Gramoun Lélé pour lancer les festivités en fanfare. Une entrée en matière tonitruante : ambiance populaire, rythmes puissants, et premiers applaudissements qui donnent le ton de la soirée.

La magie prend le relais à 19h30 avec Azolia, la création flamboyante de Chakti, artiste rayonnante. Entre feu, artifices et poésie et malgré la pluie qui baptise la soirée, les étincelles ont embrasé la nuit bénédictine, marquant l’ouverture du festival d’une étoile scintillante, souriante et résiliente, qui a marqué tous les esprits.

À 20h15, le public prend la direction de la Salle Gramoun Lélé, pour découvrir le spectacle Élite!?, le projet explosif d’Ulrich & Médérick Lauret de la compagnie TIC TAC Family. Un tourbillon chorégraphique où hip-hop, kung-fu, moring, parkour et DJ-ing se mélangent dans une performance physique, mais aussi sensible avec au plateau Luna Simon Martinez, Romain Huang, Momo Saïd Toto, David & Eddy Testan et aux platines Da Skill.

Sauts périlleux, danses et combats précis s’enchaînent dans une ambiance … mystique ! De l’avis des quelque 300 spectateurs, la création est unique et le niveau des danseurs est incroyable. Un spectacle exceptionnel ! Un grand moment d’émotion et de découverte, sans nul doute, qui démontre une fois de plus, s’il en était besoin, le niveau des artistes réunionnais et leur talent sans limite.

Tandis que les artistes échangent avec les spectateurs conquis, la soirée se prolonge dans la bonne humeur dès 21h15 avec le DJ set de MC GAZ, jeune talent, qui a transformé le village du festival en piste de danse à ciel ouvert pour une fin de soirée festive et conviviale qui continuera jusqu’au dimanche 7 décembre. 

Une deuxième journée suspendue#

Ce samedi 6 décembre, le Festival An Kaskad poursuit son ascension culturelle avec une journée placée sous le signe du mouvement et de la poésie.

Comme chaque jour dès 10h00, le village du Festival s’anime avec des exposants, jeux lontan, food court alléchant et animations pour toute la famille autour de la salle Gramoun Lélé à Bras-Fusil. Une belle manière de célébrer le retour du soleil dans l’Est aux côtés d‘associations impliquées et d’artisans inspirés.

Durant toute la matinée et jusqu’à 15h les propositions artistiques se succèdent sur la scène extérieure avec brio et enthousiasme.

La classe Jazz du Conservatoire interprète plusieurs grands classiques sous les dernières gouttes de pluies de la journée… L’association ABCC (Association bénédictine culturelle chinoise) nous invite à voyager dans le temps avec des démonstrations de danse en ligne et de salon tandis que la classe d’alto de Vanessa Menneret et celle de danse contemporaine de Susanna Cova du CRR reçoivent des visiteurs curieux.

Place ensuite à l’association Nouroulidjnati Madaniya qui nous entraîne au cœur de l’île aux parfums dans une chorégraphie colorée puis à l’association Niya Moja pour une danse des pilons enlevée et pimentée !

Nēbula, la danse qui défie la gravité#

Le soleil s’est désormais imposé sur Saint-Benoît et c’est autour de 15h30 que la batucada des Tambours Bénédictins s’ébranle et guide les habitants curieux en direction du cœur de Bras-Fusil, l’immeuble Arès de la Semac, aux rythme des tambours résonnants dans les rues.

C’est le projet Nēbula de la compagnie 3.O créé par Alexa Althiery, qui donne le coup d’envoi de l’après-midi avec une proposition bouleversante : un spectacle de danse verticale suspendu aux façades d’immeubles.

Cinq danseuses, légères comme des oiseaux, dessinent des courbes dans le ciel, glissent le long des murs et rebondissent guidés par l’émerveillement des habitants, rassemblés sur la place du quartier ou curieux aux fenêtres des logements.

Kafmaron, l’âme du maloya moderne#

Retour sur le village du Festival, toujours guidés par les Tambours Bénédictins, la population conquise se rassemble pour le premier concert de la journée : Kafmaron, pour un maloya fusion sur la scène extérieure. À peine le temps de redescendre sur terre, Idriss Judith, Kafmaron, accompagné de Emmanuel Turpin (claviers, accordéon), Bino Waro (batterie, percussions), Baptiste Clément (basse), Romain Aly Beril (guitare) et Serge Parbatia au son, nous offrent un concert où maloya traditionnel et vibrations modernes se rencontrent avec intensité.

Les titres phares Santyé Lamour, Po War Bondyé… on résonné devant une foule conquise qui kraz maloya au son du Kabar Défilé.

Secretum Cocoes, aux frontières entre choix, hasard et destin#

Place ensuite au mentalisme avec Secretum Cocoes : les secrets dans zot coco, spectacle de mentalisme clownesque. Romuald Solesse de la Compagnie Zopiok, entraîne le public dans un spectacle intéractif plein d’humour et de mystère : comment à t-il deviné les choix du public ? l’instinct, l’influence, le destin ? On en redemande !

Mickaël Pouvin, un final sous le signe de l’émotion#

Pour clôturer cette deuxième journée An Kaskad d’émotions en partenariat avec SHM Events, Mickaël Pouvin enveloppe la Salle Gramoun Lélé de sa voix profonde et de son énergie solaire.
L’artiste qui fête ses dix ans de carrière, comme le Bisik, offre un concert généreux, mêlant ses nouveaux titres à paraître, aux chansons qui ont marqué sa trajectoire.

Accompagnés par Ivan Vinh San à la batterie, Hadjee Potonié aux claviers, Victor Boyer (guitare) et les chœurs de Cléry Fontaine et Mathilde Georget, il crée une atmosphère intimiste, rassemblant toutes les générations dans un même élan de sincérité. Tiembo Manzelle, Dans Les Nuages, Décoller … plus d’une heure de passion, avant un Éternel bouleversant qui clôture le concert avec le public, le cœur plein à craquer ! 

Texte : Mickaël Nava

Photos : Iris Mardémoutou

Contribution bénévole

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