PORTFOLIO D’OLIVIER – Dans ce nouveau format de Parallèle Sud, je vous emmène dans mes archives photographiques pour vous raconter une nouvelle histoire. Dans ce nouvel épisode, direction le Sénégal pour un voyage photographique qui me ramena vers la Dame de Keur Saër, celle que j’ai appris à appeler soeur et vers qui je reviens dès que possible.
Il y a des voyages que l’on fait avec un but précis et d’autres que l’on observe à posteriori, avec le recul du temps et dans ce cas précis celui de l’image. Entre août et septembre 2024, je repars au Sénégal, avec en ligne de mire la cérémonie du Magal de Touba et un documentaire que je souhaite prolonger sur les pêcheurs et l’évolution de leur mode de vie.
Je pars avec mon boitier numérique pour le travail mais j’emmène également avec moi un petit compact Nikon analogique et plusieurs pellicules ILFORD Pan 100 car j’ai dans l’idée d’aller à la rencontre de vieux photographes sénégalais et donc de repartir dans le passé. Surtout, quoi de mieux que l’argentique pour photographier sans l’anxiété de l’immédiateté, pour photographier et ressentir, faire de l’acte photographique une mémoire future de ce qu’il se passe au présent.
Avec ces photos, vous aurez un aperçu de Dakar, Saint-Louis, Touba et Rao, un petit village dans la banlieue de Saint-Louis. C’est là-bas que j’ai rejoint Diary et sa famille. C’est là-bas que j’ai retrouvé la Dame de Keur Saër, du nom de son village. Je l’appelle la Dame car Diary, par sa présence semble apaiser l’existence. Le monde se crée autour d’elle. Dans sa cour se trouvait un arbre magnifique qui depuis a été coupé. C’est à cela que je pense quand mes pensées vont vers elle : elle est un arbre dont les racines sont solidement ancrées et dont les branches s’élèvent toujours plus haut.
Diary, sans me connaître m’a amené dans la fête annuelle de sa famille, m’a accueilli dans sa case au milieu de ses cinq enfants. Elle m’a offert l’hospitalité et bien plus que cela. Elle m’a rappelé ce que le voyage doit être : une série de petit pas qui progressivement nous amène vers l’inattendu.
Photo et texte : Olivier Ceccaldi



































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