THÈSES PÉI - ÉPISODE 2
Que ce soit sur une pirogue monoxyle le long des côtes malgaches ou depuis les embarcations mécanisées des côtes réunionnaises, la pêche est un moyen de subsistance profondément ancré dans la culture de ces deux îles de l'océan Indien. Dans une réflexion sur la gestion durable de cette activité, une question s’impose : comment garantir le renouvellement des communautés de poissons pour répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre ceux des générations futures ? C'est dans cette perspective que la thèse de Camara Andrianjaka (UMR ENTROPIE) interroge le rôle de la zone mésophotique comme refuge potentiel pour les communautés de poissons face à la pression de la pêche.
Pour réaliser ce travail, il faut donc s’intéresser à cette zone mésophotique qui se trouve entre la surface et les grands fonds. Un terme qui peut paraître obscur, mais cette zone peut être visualisée comme un « étage » de la colonne d’eau, se situant entre 30 et 150 mètres de profondeur. Ce qui la caractérise, c’est la présence de la lumière mais bien plus diffuse qu’à la surface.


