Les alternatives au modèle cannier divisent localement. Entre les partisans du statu quo et ceux qui souhaitent une transformation profonde de l'agriculture réunionnaise, au profit d'une autosuffisance, les points de convergence sont faibles. Un dialogue difficile qui fait écho aux problèmes que rencontre la filière sucrière.
Autonomie alimentaire et culture de la canne sont-elles compatibles ? Alors que les mauvaises campagnes s'enchaînent depuis 2020, nombreux plaident pour une réduction drastique de la production sucrière au profit du maraîchage. Cela afin d'accroître les capacités du territoire en matière de culture vivrière. "Je pense que de plus en plus de Réunionnais sont conscients qu'il faudrait diversifier davantage sur le plan agricole, pose Yvette Duchemann, porte-parole d'Oasis Réunion. On nous parle de 60 à 70% d'autoconsommation en circuit court. Mais ces chiffres posent question."


