La FSU, Solidaires et la CGTR se structurent pour faire face à la montée de l’extrême droite. Ils vont créer un collectif de Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa) pour La Réunion. Leur but : informer leurs collègues de travail de la menace et lutter contre elle.
La lutte antifasciste serait-elle hors contexte à La Réunion ? Il y a bien eu quelques rassemblements, à Saint-Pierre, à Saint-Paul et à Saint-Denis, ces deux dernières années, notamment en juin 2024 suite à la dissolution de l’Assemblée nationale, mais elle ne fait pas partie des priorités que les candidats aux élections municipales affichent. Plus que jamais, la plupart des listes planquent les logos des partis politiques derrière les pots de fleurs. Sans doute pour ne pas brusquer les électeurs — fâchés ou fachos ? — qui ont glissé des bulletins bruns dans les urnes en 2022 et 2024.
Alors que les idées d’extrême droite suintent d’un peu partout, trois syndicats annoncent leur intention de créer un collectif Visa (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes) à La Réunion. Il s’agit des sections réunionnaises de Solidaires, de la FSU et de la CGTR qui se définissent comme des « syndicats de transformation sociale » à la différence des syndicats dits « réformistes » ou« corporatistes ».

