Au Tampon, le chantier de la nouvelle voie urbaine se poursuit malgré les recours et les critiques. Riverains et membres du Collectif contre la voie urbaine du Tampon dénoncent des atteintes à l’environnement, des risques pour les habitations et un projet pensé avant tout pour la voiture, au détriment des réalités locales.
Le bruit des pelleteuses emplit l’espace lorsque l’on parcourt la ville du Tampon en ce lundi 30 mars 2026. Le chantier de la nouvelle voie urbaine du Tampon se poursuit et c’est comme cela au quotidien sous la terrasse de David Shum Kivan qui habite en bord de ravine dans le quartier de Trois-Mares.
Ce natif du Tampon a toujours habité cette case familiale et jusqu’en 2025, la maison avait toujours été bordée par la faune et la flore « exceptionnelle » de la ravine : « Avant, on pouvait observer des papangues, des filaos et plein de tangues. » Mais tout cela, c’était avant l’arrivée des engins de chantier un an auparavant qui ont alors « tout rasé en une seule matinée ». Aujourd’hui, il n’y a plus qu’un interminable tracé de terre et des restes d’arbres qui jonchent les côtés de la ravine.


