En 2019, le réalisateur Nyko, de son nom d’artiste, donnait la parole à trois victimes du mouvement des gilets jaunes sur l’île de La Réunion à travers son documentaire, Les Éborgnés de l’île Bourbon. Six ans plus tard, on le retrouve dans un projet bien plus personnel mais toujours plein d’émotions avec Deleuze, maman & moi. Pour Parallèle Sud, il nous raconte ce projet.
Pourquoi ce choix de l’abécédaire de Deleuze pour faire parler votre mère ?
Nyko : Alors… La vérité, c’est que j’ai du mal à retrouver le point de départ exact du pourquoi ce choix. Je pense que je cherchais une sorte de prétexte pour faire parler ma mère mais aussi pour l’écouter parler. Et ce dispositif, l’abécédaire de Deleuze, je trouvais ça intéressant. Piocher au hasard une lettre et lancer la conversation sur un mot, un thème. Mais il n’y a pas de lien en tout cas avec la philosophie en elle-même car ni moi ni ma mère ne sommes philosophes. Quoique… (il rigole) Après on peut discuter, qu’est-ce que la philosophie, hein ?

