⏱️ Temps de lecture estimé : 4 min(s)

🎧

Chère Apeba, nous, les journaleux, vous saluons

LETTRE OUVERTE À LA PRÉSIDENTE D’APEBA

Suite aux articles écrits au sujet de l’association Apeba, celle-ci m’accuse d’être un « journaleux » responsable d’une campagne de bashing à son encontre. Dans cette lettre, j’utilise donc mon droit de réponse pour remettre les choses dans leur contexte. 

Madame Squarzoni, en votre qualité de présidente de l’association Apeba, je vous adresse ce jour une lettre en réponse au post du 10 mai 2026 sur la page Facebook de votre association (post de 10h30). Dans ce post, vous me citez en ma qualité de « journaleux » qui serait à l’origine d’une campagne de bashing. 

Vous me traitez donc de journaleux, un journaliste de peu de talent, et si cela peut se discuter, la qualité de mon travail restant à l’appréciation de chacun, je n’accepte néanmoins pas que l’on compare le travail d’un journaliste à une campagne de bashing.

Pour rappel des faits, j’ai contacté votre association pour la première fois le mardi 7 avril par le biais d’une salariée qui m’a orienté vers vous. Lorsque je vous ai mis au courant par SMS d’un article sur la situation d’un chien nommé Lucky, suivi par votre association. Nous avons convenu d’un échange téléphonique le jour même et dès le début, vous m’avez accusé d’écrire un article à charge et durant l’entretien, vous m’avez, à plusieurs reprises, expliqué comment je devais travailler, avez remis en cause les sources et m’avez même demandé : « vous me faites relire l’article avant ».

Dès le début, vous avez fui les questions, tenté de détourner la conversation. Vous me direz, c’est le jeu : le journaliste questionne, l’interrogé réfute, esquive et parfois accuse. D’ailleurs, le lendemain matin de notre échange, vous m’expliquiez, dans deux SMS consécutifs, que « la divulgation de conversations privées peut constituer une atteinte à la vie privée punie par le code pénal » et « qu’une diffamation est le fait de porter atteinte à la réputation d’un individu ou d’une organisation ». 

Après la sortie du premier article, j’ai gardé le contact avec l’association, en vous donnant la possibilité de réagir par mail. Pas de réponse. J’ai fait pareil lors de l’article sur la situation de Kappu, et encore une fois, on m’a répondu par SMS : « Nous n’avons aucune réponse à vous apporter sachant que vos articles sont toujours à charge sans prendre en compte le témoignage des deux parties. » Comble de l’ironie, alors que je venais de demander à l’association sa position sur le sujet. 

Dernier épisode en date, le 30 avril je contacte par mail l’association avec des questions ainsi que vous-même par SMS. Tout de suite, vous m’expliquez que je ne connais pas les dossiers et me reprochez des tenir des accusations. Nous convenons d’un temps d’échange par téléphone le lundi 4 mai qui n’aura jamais lieu. À la place, je reçois un mail de la part d’Apeba qui m’explique que j’aurai des réponses sous conditions. Il faudrait donc que je vous transmette « la liste complète des personnes interrogées », « l’ensemble des documents sur lesquels reposent mes accusations » et « les passages exacts » que j’envisage de publier concernant l’association Apeba. 

Madame, peut-être l’ignorez-vous, alors je me permets ici de le rappeler, mais selon la charte d’éthique professionnelle des journalistes, « un journaliste digne de ce nom garde le secret professionnel et protège les sources de ses informations » et il « accomplit les actes de sa profession librement, a accès à toutes les sources d’informations concernant les faits qui conditionnent la vie publique et voit la protection du secret de ses sources garantie. »

Je tiens à vous dire, madame, que je suis toujours prêt à écouter vos réponses comme depuis le début et que si vous souhaitez apporter des éléments pour contredire « les accusations et les propos diffamatoires » je reste à l’écoute. Dans le respect des règles déontologiques bien sûr…

Olivier Ceccaldi, journaleux

673 vues

A propos de l'auteur

Olivier Ceccaldi

Photojournaliste, Olivier a tout d'abord privilégié la photographie comme support pour informer notamment sur les réalités des personnes exilées face à la politique migratoire de l'Union européenne. Installé sur l'île de La Réunion depuis 2024, il travaille principalement sur les questions de société et de l'héritage.

Ajouter un commentaire

⚠︎ Cet espace d'échange mis à disposition de nos lectrices et lecteurs ne reflète pas l'avis du média mais ceux des commentateurs. Les commentaires doivent être respectueux des individus et de la loi. Tout commentaire ne respectant pas ceux-ci ne sera pas publié. Consultez nos conditions générales d'utilisation. Vous souhaitez signaler un commentaire abusif, cliquez ici.

Articles suggérés

S’abonnerFaire un donNewsletters
Parallèle Sud

GRATUIT
VOIR