Une heure sur scène avec le spectacle « Ne quittez pas » et une heure au bar à discuter. En deux heures, Nicolas Givran, raconte un théâtre animal et fascinant. Face caché de la médaille, il raconte aussi « l’enfer » imposé ici par un metteur en scène qui jubilait en exploitant les traumas de « gamins fragiles ».
Ça uppercute. Encore un verbe qu’il faudrait inventer. Ça va cogner, mais on ne le sait pas encore quand on va à la rencontre de Nicolas Givran. « Je suis super timide, mal à l’aise pour parler », confie-t-il alors que nous prenons place à l’une des tables de la rondavelle Tiroule, à Saint-Leu, sa ville.
Quoi ? Pas à l’aise pour s’exprimer ? Le metteur en scène réunionnais — et acteur — dit pourtant très justement les sentiments de l’intime et de l’invisible dans la pièce « Ne quittez pas » dont il vient de jouer la dernière représentation réunionnaise ce samedi 13 juin entre quatre conteneurs tagués.


