KOZÉ LIBRE
Une colère sans permission…une colère qui s’indigne…une colère qui refuse
Chaque jour, des médecins, des journalistes, des humanitaires perdent leur vie sur des terrains de guerre. Leurs mains nues, leur stylo, leur caméra braquée sur l’horreur.
Les chiffres sur la seule année 2025? Un acte d’accusation:
– 129 journalistes fauchés
– 326 humanitaires tués
– des centaines de soignants exécutés. Gaza, Soudan, Ukraine, Iran…
Et au milieu de ces massacres, des visages anonymes…comme celui de Hussam Abu Safiya.
Pédiatre palestinien, directeur de l’hôpital Kamal Adwan, au nord de Gaza, détruit sous les bombes. 555 jours de détention. Torturé. Affamé. 40 kg perdu. Israël l’accuse de « combattant illégal »…sans preuve, sans procès, sans dignité.
Pourquoi? Parce qu’il a refusé d’abandonner ses patients.
Pourquoi? Parce qu’il incarne le droit sacré de sauver des vies, le droit de se tenir debout même quand tout s’effondre. Sous les frappes il perd son fils de 15 ans. Ultime épreuve. Il résiste.
A son avocat, il dit: « C’est la dernière fois que vous me voyez »…
La résistance fait peur. Alors on la fait taire. On emprisonne. On torture. On assassine.
Mais son cri lui demeure. Une douleur qui fait tomber les murs. Libre dans sa tête, derrière les barreaux, mort dans quelques semaines, dans quelques jours où dans quelques heures peut-être.
Hussam Abu Safiya est le visage de ces milliers d’anonymes qu’on veut effacer.
L’insoutenable devient banalisation, des mots se perdent… la réalité ne fait-elle plus mal?
Pourtant je veux encore croire que résister est un devoir humain, chaque vie sauvée, chaque témoignage portent une victoire contre l’oubli et la tyrannie sanguinaire.
La mobilisation du Dr Yacine Haffaf, chirurgien de la Réunion, porte drapeau de la flottille waves of freedom, appelle à refuser la fatalité, à refuser un monde qui ne veut plus voir qu’on assassine celles et ceux qui nous sauvent.
Frédérique Welmant
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