Le vendredi 2 octobre, le Bisik, toujours an vavangaz, posait ses valises et tout son cœur pour la première fois à La Plaine des Palmistes, pour une soirée inédite du Blues Maron Festival à la salle Guy Agénor. Le maloya et le blues se partageaient la scène, deux musiques nées de résistance, de transmission et de liberté, deux chants différents qui parlent pourtant la même langue.
Flambola : le feu du maloya
Le public est venu en nombre, plus de 150 personnes, pour cette première soirée dans les hauts pour le Bisik, et après une introduction mystique les premières vibrations arrivent… Flambola c’est une tribu. Belbel au chant lead, Ingrid aux chœurs, Melissa aux congas et au chant inspiré, Tidou au kayamb, Gros Kaf au piker, Winelle au sati et Sylvio au roulèr, une équipe soudée par la passion pour le maloya traditionnel.
On les a vus en première partie de Danyèl Waro, puis au récent kabar « 100 maloyèr ». Aujourd’hui, ils préparent leur premier album, et on comprend vite pourquoi. Dousmen ti dousmen, la salle bascule dans une transe jubilatoire, entre tradition et spiritualité. Le groupe nous emmène au fil de plus de dix titres, dans un tourbillon de rythmes. La Plaine i bouge !
Les artistes sont rejoints sur scène par plusieurs artistes présents dans la salle et quelques danseurs d’un soir. Un esprit de partage qui résume à lui seul l’énergie positive qui émane du groupe. Les spectateurs sont debout et cette passion contagieuse se propage comme une onde de joie…
SOBA : le blues prend le large
Après un court changement de plateau, cap sur un autre continent avec SOBA, trio afro-blues formé de Moussa Koita (Burkina Faso, chant et guitare), Vincent Bucher (France, harmonica) et Émile Biayenda (Congo, percussions).
On embarque dès les premières notes avec Den Folo : la guitare et l’harmonica murmurent, portés par les cadences lancinantes d’un steamboat, le Mississippi mais aussi l’Afrique de l’Ouest nous semblent tout à coup beaucoup moins loin.
Pendant une dizaine de cartes postales musicales, le blues se mêle aux racines mandingues, les sonorités se répondent, les rythmes passent les frontières et les paroles en dioula nous entraînent sur les marchés de Ouagadougou ou de Brazzaville. Pour conclure cette escale enchantée, les dalons de Flambola rejoignent le trio sur la scène pour un final dofé !
Soba signifie “grande maison”, et depuis ce soir, selon Moussa, La Réunion y trouve sa place. La musique crée du lien, malgré les montagnes, les kilomètres ou les murs. Le Bisik en phase de travaux continue sa route : pousser les portes, ouvrir les cœurs et faire résonner les musiques actuelles dans l’Est : suivez-nous, soutenez-nous ! On vous attend ici ou ailleurs !
Un immense merci à toutes et à tous pour votre présence, votre curiosité et vos énergies. Merci à la Ville de la Plaine des Palmistes, à Béatrice Maillot, élue à la Culture, au service culturel et au service communication, et à Ludovic Métro et toute son équipe de la Salle Guy Agénor pour leur accueil et le travail mené au succès de cette première soirée à la Plaine des Palmistes. On revient très… vite avec un immense harmoniciste réunionnais, Olivier Ker Ourio !
Merci au Blues Maron Festival, aux artistes pour leurs talents incroyables, aux bénévoles et jeunes équipiers en service civique, au Café des Arts, au Domaine des Tourelles où vous pourrez acheter les billets de nos prochains événements à La Plaine des Palmistes, ainsi qu’à nos partenaires sans qui rien ne serait possible.
Texte : Mickaël Nava
Photos : Nicolas Renambatz









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