débat au festival du film citoyen

Écouter, respecter, considérer… et agir

FESTIVAL DU FILM CITOYEN

Deux heures en discussions entre deux projections. Voilà ce que proposait samedi dernier le Festival du film citoyen qui s’est tenu au Port. Trois débats se sont articulés autour des thèmes de « l’autonomie alimentaire / Planté pou manzé », « Citoyenneté et démocratie » et « la reliance ».

Parallèle Sud s’est embarqué dans le débat « Citoyenneté et démocratie » avec l’association Domoun La Plaine. Gilbert et Franck ont tenu à cette occasion les rôles d’animateurs. Exercice périlleux face à un parterre de contestat.air.rice.s expérimenté.e.s : Philippe, Mathieu, Guillaume, Anthony, Armelle, Philippe, Dominique, Jéromine, Lionel, Christophe, Hawa, Nicol, Christopher, Florine, Michel, Corine, etc.

Ne faisons pas les malins, nous n’avons pas forcément abouti au graal de la synthèse. N’empêche, la confrontation des expériences et des analyses nous a tous enrichis. Au départ il était question de trois combats : contre un projet de parc d’attraction à la Plaine des Cafres, contre un centre-commercial à Casabona ou pour la création d’un média indépendant…

A l’arrivée, les interventions des un.e.s et des autres ont rempli les feuilles de notre paper board. Vous pouvez les feuilleter dans le diaporama ci-dessous…

  • Débat au festival du film citoyen
  • Débat au festival du film citoyen
  • Débat au festival du film citoyen
  • Débat au festival du film citoyen
  • Débat au festival du film citoyen
  • Débat au festival du film citoyen

Les plus aguerris, ceux qui étaient déjà dans les rues au moment des manifs du Cospar en 2009, nous ont bien dit que le chemin est difficile ; que la mobilisation se heurte au manque de disponibilité des gens de bonne volonté ; que certains ont plus à perdre que d’autres lors de confrontations avec les sphères dominantes du pouvoir. 

Mais les raisons de la révolte ne manquent pas. Le dernier rapport du Giec devrait suffire à mobiliser les foules. Allons parler de consumérisme, de mépris de classe, d’une politique des transports et de l’énergie insensée, de la bétonnisation institutionnalisée. 

Parlons aussi de nous, des risques de reproduire parmi nous les systèmes de domination que nous pensons combattre. Le travailleur social fera la promotion de l’écoute, du respect et de la considération quand le militant posera ses limites : on ne peut s’allier avec n’importe qui et il est un moment où il faut agir.

Il paraît que ce débat est éternel…

F.C.

A propos de l'auteur

Franck Cellier

Journaliste d’investigation, Franck Cellier a passé trente ans de sa carrière au Quotidien de la Réunion après un court passage au journal Témoignages à ses débuts. Ses reportages l’ont amené dans l’ensemble des îles de l’océan Indien ainsi que dans tous les recoins de La Réunion. Il porte un regard critique et pointu sur la politique et la société réunionnaise. Très attaché à la liberté d’expression et à l’indépendance, il entend défendre avec force ces valeurs au sein d’un média engagé et solidaire, Parallèle Sud.

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