Le vendredi, c’est maloya

[Kabar Saint-Paul]

Le soleil, tout juste disparu derrière l’horizon, au loin sur l’océan, les Saint-Paulois viennent profiter de la fin de semaine sur leur front de mer. Et, comme tous les vendredis, quelques-uns d’entre eux sont là pour le rond maloya.

Ils viennent de Grande-Fontaine comme chaque semaine, d’autres de La Possession, ou de plus loin encore. Depuis un peu plus d’un an, le boulodrome est devenu un rendez-vous hebdomadaire incontournable pour les amoureux de rythmes ternaires.

Lambians kabar léla. Il y a les tontons, les grands frères, et aussi les jeunes générations. On reconnait Lélin Gado, Didier Thomas, Eno Zangoun… La maman de Lohan, 9 ans, et de sa petite soeur Naémi, qui ne quitte pas son kayamb, souligne qu’ « il faut que les enfants apprennent, c’est leur culture ». 

Rapidement, les morceaux s’enchaînent, au rythme des changements de musiciens. La famille Gado, de Grande-Fontaine, fournit une part importante des troupes.

« Ca peut durer jusque tard dans la nuit », confie un habitué. Parfois jusqu’à ce qu’une patrouille de gendarmes demande la levée du camp. 

PhN

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A propos de l'auteur

Philippe Nanpon

Déménageur, béqueur d'clé dans le bâtiment, chauffeur de presse, pompiste, clown publicitaire à roller, après avoir suivi des études d’agriculture, puis journaliste depuis un tiers de siècle, Philippe Nanpon est également épris de culture, d’écologie et de bonne humeur. Il a rejoint l’équipe de Parallèle Sud pour partager à la fois son regard sur La Réunion et son engagement pour une société plus juste et équitable.

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