En rompant le contrat d’une volontaire du service civique qui avait osé dénoncer du harcèlement sexuel dans les TAAF, la préfète a commis « une mesure discriminatoire » et la Défenseure des droits recommande à l’administration d’indemniser la victime.
La défenseure des droits, Claire Hédon, relève les fautes de l’ancienne préfète des Terres Australes et Antarctiques Françaises dans le traitement du signalement de harcèlement sexuel commis par un militaire sur une volontaire du service civique (VSC) en 2022. En rompant le contrat de la victime dix mois avant son terme, l’administration a pris « une mesure discriminatoire » et se voit recommander de l’indemniser du préjudice subi.
Parallèle Sud a pu consulter cette décision officielle. Elle a été notifiée le 9 février 2026, au moment où la préfète Florence Jeanblanc-Risler laissait sa place à son successeur, Mikaël Quimbert. Elle semble être restée sans réponse après le délai de 3 mois que lui avait accordé la Défenseure des droits. Contactée à ce sujet, l’administration des TAAF n’a pas donné suite à nos sollicitations et Anouk Piteau, la victime qui avait donné l’alerte, n’a pas non plus été informée d’une quelconque réponse.


