Depuis 2023, cette drogue de synthèse ne cesse de gagner du terrain. D'abord arrivée dans le sud, on retrouve désormais un foyer de consommation dans le nord de l'île. La communauté scientifique a fait le point au cours d'un webinaire tandis qu'une médiatrice sociale s'inquiète d'une situation «catastrophique».
Menace d’expulsion locative, enfants placés, mères qui se prostituent pour payer leur dose, le paysage saint-pierrois dressé par une médiatrice sociale de Saint-Pierre fait froid dans le dos. Selon elle, la consommation de dou est banalisée. « Certains consomment dans les halls d’immeuble ou dans le chemin, c’est comme la cigarette », souffle Fatima Lauret, médiatrice sociale et citoyenne engagée à Bois d’Olives, son quartier.
Arrivée en 2023 dans l’île, cette drogue de synthèse a récemment fait la une des titres après les différents coups de filet réalisés par les forces de l’ordre. En effet, depuis le début de l’année 2026, plus de 30 kilos de cathinones de synthèse (dou et B13) ont été saisis par les services de douane, de gendarmerie et de police.

