Piman lapat

[Piman lapat]

Triste vie de ministre

C’est pas marrant la vie de Premier ministre sous l’ère Macron. Comme en témoigne la triste aventure qu’a vécue Jean Castex, dimanche, jour d’élection. Le pauvre homme, domicilié dans les Pyrénées Atlantiques et dont le boulot se situe à Paris un peu plus de 800 km au nord, s’est vu contraint de prendre l’avion pour rejoindre son bureau de vote. Pour son devoir civique, il a embarqué à bord d’un Falcon privé payé quelque 10 000 euros de nos impôts, dépensé quatre tonnes de CO2, tout ça pour n’avoir trouvé quiconque à qui donner sa procuration. Pas d’amis, renié par sa famille, devenu un paria, on ne s’explique pas autrement de telles dépenses. 

Cet homme aime décidément beaucoup l’avion

Jean Castex, Premier ministre et militant de la République en Marche, aime décidément beaucoup prendre l’avion. Hier jeudi, il est arrivé de Paris, pour distribuer quelques tracts le temps d’une journée, nous apprend la presse. D’accord, il y a peu de militants LaREM sur notre île pour faire ce boulot, mais ça fait tout de même cher de l’électeur supplémentaire. Peut-être même n’en aura-t-il convaincu aucun.

A propos de l'auteur

Philippe Nanpon

Déménageur, béqueur d'clé dans le bâtiment, chauffeur de presse, pompiste, clown publicitaire à roller, après avoir suivi des études d’agriculture, puis journaliste depuis un tiers de siècle, Philippe Nanpon est également épris de culture, d’écologie et de bonne humeur. Il a rejoint l’équipe de Parallèle Sud pour partager à la fois son regard sur La Réunion et son engagement pour une société plus juste et équitable.

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