Première journée revendicative contre la réforme des retraites

Elisabeth Borne

LIBRE EXPRESSION

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. Cette réforme va frapper de plein fouet l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et plus particulièrement celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt, les plus précaires, dont l’espérance de vie est inférieure au reste de la population, et celles et ceux dont la pénibilité des métiers n’est pas reconnue. 

Elle va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite, et renforcer les inégalités femmes-hommes. Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. 

Attachées à un meilleur partage des richesses, les organisations syndicales n’ont eu de cesse pendant la concertation avec le Gouvernement de proposer d’autres solutions de financement, à commencer par l’amélioration de l’emploi des seniors. 

Jamais le gouvernement, arcbouté sur son projet, ne les a étudiées sérieusement. 

Suite à l’annonce de la réforme gouvernementale, toutes les organisations syndicales se sont immédiatement réunies pour construire une réponse commune de mobilisation interprofessionnelle.

Celle-ci prendra la forme d’une première journée de grèves et de manifestations le 19 janvier 2023.

Parce qu’elles représentent l’ensemble des travailleurs et des travailleuses, demandeurs et demandeuses d’emploi, et retraité.es, c’est cette date syndicale qui donne le départ d’une puissante mobilisation sur les retraites dans la durée. 

Elles décident d’ores et déjà de se réunir après le 19 janvier pour prolonger le mouvement de mobilisation et convenir d’autres initiatives. Les organisations syndicales appellent les salarié.es à se mobiliser fortement dès cette première journée dans l’ensemble des salariés à participer à cette journée d’action organisées en intersyndicale. 

Rendez-vous à partir de 9h00 au Petit Marché, rue maréchal le clerc à Saint Denis. L’intersyndicale vous invite à une conférence de presse le lundi 16 janvier à 14h30 à la CGTR

CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGTR, FO, FSU, SAIPER, SOLIDAIRES, UNSA, FGR, UNEF

La Première Ministre a annoncé ce 10 janvier 2023 le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans avec une accélération de l’augmentation de la durée de cotisation. Cette réforme va aggraver la précarité de celles et ceux n’étant déjà plus en emploi avant leur retraite et renforcer les inégalités femmes-hommes.

Cette réforme va toucher de plein fouet les travailleuses et travailleurs les plus précaires notamment dans les secteurs sanitaire, social et médico-social. En effet, dans ces secteurs à prédominance féminine, de nombreuses travailleuses sont contraintes de travailler à temps partiel.

Le système de retraites par répartition n’est pas en danger, rien ne justifie une réforme aussi brutale. Rien ne justifie ce que veut Macron, son gouvernement et le MEDEF : que les salarié.e.s travaillent plus longtemps et donc que les salarié.e.s arrivent complètement cassé.e.s à la retraite.

La casse de notre système de protection sociale est méthodiquement mise en œuvre par les gouvernements qui se succèdent car les maux sont parfaitement identifiés : La loi du marché ? Une aberration quand il s’agit de l’humain !!!

Alors que la situation dans nos établissements n’a jamais été aussi critique : personnel, investissements, qualité, sécurité, capacité d’accueil, etc., à La Réunion, les personnels sont exténués, essorés, démotivés et mal payés. Et aujourd’hui, on leur annonce qu’ils vont devoir travailler plus longtemps !

La Fédération Santé et Action Sociale CGTR a décidé d’appeler toutes les travailleuses et tous les travailleurs des secteurs sanitaire, social et médico-social à se mobiliser lors de la journée interprofessionnelle du 19 janvier.

Elle invite à participer massivement à la manifestation qui partira du Petit Marché (Saint Denis) à 9h00 à l’appel de l’intersyndicale.

Gabriel Mélade

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