Chaque mercredi soir, l’atelier VéloKlinik à l’école des Camélias de Saint-Denis, résonne du cliquetis des outils et des éclats de voix. Ici, on ne se contente pas de réparer des vélos : on apprend, on partage, on retrouve même le plaisir de pédaler. Citoyennes et citoyens, à vos selles !!!
Un atelier ouvert et participatif#
Grâce au soutien de bénévoles et de la Ville de Saint-Denis, l’association Écopratik a obtenu un local à l’école des Camélias.
« L’idée, c’est que les gens puissent apprendre à réparer eux-mêmes leur vélo, on leur propose surtout un accompagnement à la mécanique et à la réparation », insiste Frédéric Buer, responsable de l’atelier, qui revendique une approche pédagogique et collective.
Tous les mercredis de 18h à 21h, habitants, bénévoles et cyclistes de passage se croisent autour des établis. L’atelier est un joyeux désordre de chambres à air, de chaînes huilées et de pièces détachées récupérées. Mais ce qui frappe d’abord, c’est l’entraide.
« Il y a pas mal d’interactions avec des gens de différentes générations, de tous horizons, c’est ça qui est sympathique », confie Pablo Tortosa, bénévole de longue date, toujours prêt à donner un coup de main aux réparations.
Le samedi matin, place aux cours de vélo pour petits et grands, avec une devise simple : atteindre la vélonomie, c’est-à-dire l’autonomie à vélo.
Une école impliquée#
Pour Marc Tortosa, directeur de l’école des Camélias, accueillir la VéloKlinik était une évidence :
« Quel que soit l’âge, quelle que soit l’origine, tout le monde peut venir. Ça peut être aussi l’occasion d’aider à réparer les vélos des autres », souligne-t-il.
Un partenariat qui illustre la vocation sociale de l’atelier : rendre le vélo accessible à tous, dans un esprit de transmission et de convivialité.
Le vélo, une révolution douce#
L’association s’inscrit dans un mouvement plus large : celui du développement des mobilités douces à La Réunion. Aménagements cyclables, budgets participatifs, initiatives citoyennes : tout converge vers une « vélorution », une révolution en douceur.
Parmi les bénévoles, Ahmed Ramadhani, mécanicien cycle professionnel et passionné de VTT, voit dans le vélo « un moyen de se dépasser, d’apprendre et de partager ». Pour d’autres, comme Pierre Coupiac, le vélo c’est « le véhicule de l’avenir », une alternative crédible au pétrole.
Et chaque dernier vendredi du mois, cyclistes et sympathisants se retrouvent pour un moment festif qui transforme les rues de Saint-Denis en terrain de convivialité.
Plus qu’un atelier, un état d’esprit#
Entre réparations, initiations et débats sur l’avenir des mobilités, l’atelier VéloKlinik est bien plus qu’un atelier mécanique : c’est un espace où l’on retape des vélos, mais surtout, où l’on retisse du lien social. Ici, la passion du deux-roues se transmet comme une énergie contagieuse, au service d’une ville plus solidaire et plus durable. Citoyennes et citoyens, à vos selles !!!


Franck Butel
PS : Frédéric Buer, administrateur de l’association Ekopratik, tient à préciser qu’il est « bénévole » avant d’être « animateur mobilité vélo » et qu’il n’est pas le seul responsable de l’atelier et qu’il en est « co-responsable ».






