KWAFÉ ZORDI !
À peine réélue à Saint-Louis, Juliana M’Doihoma revient fermement à travers un communiqué sur les agissements de certains agents municipaux et dit ne tolérer « aucune défiance » de certains de ces comportements jugés inacceptables. La FSU rappelle de la même manière la « liberté d’opinion » et défend les agents municipaux face à ce qui s’assimilerait à une pression politique, contraire au principe de neutralité du service public.
Le début du deuxième mandat de Juliana M’Doihoma commence avec des tensions entre la mairie et certains agents municipaux, vivement défendus par la FSU. Dans un communiqué adressé aux agents de la commune, du CCAS et de la Caisse des écoles, la maire de Saint-Louis exprime son souhait de commencer ces six prochaines années sur des bases d’une « exigence partagée », avec les principes de « neutralité, loyauté, probité, sens de l’intérêt général ». La mairie poursuit en visant directement des agents municipaux et certains agissements durant la campagne, qui se doivent de rester « aux agents qui ont confondu leur liberté d’expression avec le droit de tenir des propos injurieux à l’encontre de l’institution et de ses représentants, en méconnaissance de leurs obligations de neutralité et de réserve (en période électorale), notamment sur les réseaux sociaux ».
Ce courrier arrive dans un climat de post-élection, après certaines prises de position des membres de l’équipe municipale vis-à-vis de la direction de la mairie.

Tout en rappelant un souhait d’apaisement – au profit des attentes de la population et de l’efficacité de l’équipe municipale – Juliana M’Doihoma exprime fermement ses attentes : « Je n’attends aucune allégeance mais je n’accepterai aucune défiance ». C’est ici (et sur d’autres points) que la FSU ouvre le débat et rappelle certains principes fondamentaux du service public et du droit des agents, face à un message qu’on peut percevoir comme menaçant : « Une telle formulation est susceptible d’entretenir une confusion entre obligation de loyauté et exigence d’adhésion implicite, ce qui serait contraire aux principes fondamentaux de la fonction publique ».
Selon le syndicat, cette phrase et le message envoyé par la mairie viendraient aussi brouiller la « liberté d’opinion » des agents municipaux, garantie par le statut de leur fonction publique et qui ne peut pas faire l’objet de sanction, même si cela doit se faire dans le respect de l’obligation de réserve, c’est-à-dire une obligation de ne pas nuire. La FSU appelle à un « respect des règles du dialogue social » dans les échanges entre l’institution publique et les agents à son service.
Pour ce qui est des conséquences de ces tensions, Juliana M’Doihoma dit vouloir apaiser la situation mais veut tout de même condamner ces agissements : « les situations concernées feront l’objet d’un traitement dans les cadres appropriés, dans le respect des procédures, avec rigueur et équité. Chacun devra répondre de ses actes ».
Etienne Satre


⚠︎ Cet espace d'échange mis à disposition de nos lectrices et lecteurs ne reflète pas l'avis du média mais ceux des commentateurs. Les commentaires doivent être respectueux des individus et de la loi. Tout commentaire ne respectant pas ceux-ci ne sera pas publié. Consultez nos conditions générales d'utilisation. Vous souhaitez signaler un commentaire abusif, cliquez ici.