KWAFÉ ZORDI !
Ce mercredi 10 juin, dans un post Facebook, le collectif « Requins en danger à La Réunion », constitué des associations Vagues, Longitude 181, Sea Shepherd, Vie Océane et Taillevent, dénonce une absence de réponse de la préfecture suite à une demande de médiation en mars dernier. Celle-ci concerne la politique d’abattage des requins tigres et bouledogues.
Selon le collectif « Requins en danger à La Réunion », une invitation à engager une médiation aurait été envoyée au préfet au sujet de l’abattage des requins tigres et bouledogues dans nos eaux. D’après les 5 associations qui forment le collectif (Vagues, Longitude 181, Sea Shepherd, Vie Océane et Taillevent), la lettre aurait été réceptionnée par l’administration préfectorale le 1er avril. Depuis, malgré 4 tentatives de relance par téléphone, « personne n’a pris la peine de nous répondre », dénoncent-ils.

« Une politique de la porte fermée »
Après plus de deux mois qui se sont écoulés, le collectif conclut que la préfecture ne souhaite pas engager cette médiation. « On nous a claqué la porte au nez. En fait, elle n’a même pas été entrouverte. » Ce qui rend ce non-lieu encore plus amer pour les cinq associations, c’est l’absence d’un début de réponse de la part des services de l’État, comme elles l’expliquent dans leur communiqué :
« Une médiation, c’est une porte ouverte à la discussion, à l’échange, autour d’un problème important : la vie des requins bouledogues et tigres à la Réunion. Nous étions pourtant prêts. Prêts à entendre les contraintes, les difficultés budgétaires, les enjeux de sécurité publique, les descriptions des pratiques de « prélèvements » des requins avec leur cortèges d’idées reçues et de fausses bonnes solutions.
Il nous semblait important d’exprimer et d’entendre en face à face, après 15 ans d’un dialogue de sourds au tribunal administratif, les propositions de part et d’autre pour mettre fin à la « crise » requins. Crise écologique, politique, sociétale. Des façons d’appréhender le monde que nous avons construit et du futur sans doute diamétralement opposées. Mais dans le respect, dans l’écoute, et la négociation d’un éventail de solutions, pour satisfaire au mieux les exigences de notre destinée commune avec le vivant.
Indifférence. Mépris. Impolitesse aussi. Pas même une réponse écrite ou orale. Pour M. Patrice Latron, nous n’existons simplement pas. Pas de respect pour celles et ceux qui pensent différemment .»
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