Ce 15 juillet marquait la restitution, par Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, d’un rapport de plus de cent pages sur la protection de l’enfance. « Construire une chaîne de protection continue » en impliquant la société tout entière : voici le fil rouge d’un rapport que l’on vous décortique.
« L’affaire Lyhanna a rappelé avec une brutalité insoutenable notre devoir absolu de protection. » C’est ainsi que Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’Enfance, introduit son rapport « Pour une protection intégrale des enfants », remis au Premier ministre le 15 juillet dernier. 116 pages et 20 décisions prioritaires ont été adressées au chef du gouvernement. L’objectif ? Faire en sorte d’évoluer vers un monde où des affaires comme celle de Lyhanna n’existent plus.
Un sursaut judiciaire, un rebond de conscience, un sujet qui remonte en haut de la pile : voici comment sonnent les procédures politiques engagées après le drame du décès de Lyhanna. Pour rappel, la petite fille de 11 ans fut portée disparue le 29 mai dernier, puis retrouvée assassinée une semaine après, le 4 juin, dans le département du Gers. L’autopsie avait confirmé que la petite avait été victime d’un viol. L’agresseur et meurtrier présumé, Jérôme Barella, avait pourtant fait l’objet de plaintes pour viols sur mineures en 2022 et 2025, mais son casier judiciaire ne fait mention d’aucune condamnation. L’affaire a depuis créé une onde de choc. De quelle justice avons-nous besoin pour protéger les enfants des multiples risques qu’ils encourent aujourd’hui ?



