Ballaké Sissoko et Pier Faccini

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Ballaké Sissoko et Piers Faccini : migration sensible aux confins des émotions

Ce vendredi 24 avril, plus de 500 spectateurs s’étaient donné rendez-vous à la salle Gramoun Lélé. Attirés par des courants poétiques, les spectateurs ont convergé vers cette nouvelle escale du Bisik Hors les Murs, portés par un vent métissé, doux et chargé de promesses : Ballaké Sissoko et Piers Faccini, duo acoustique aux mille lumières, a enchanté les cœurs et les âmes.

À fleur d’onde


Quelques murmures de curiosité et d’admiration circulent dans les rangs. Le public est impatient de partager des émotions intenses avec deux artistes incroyables. L’ambiance est à la douceur, les lumières aux couleurs chaudes enveloppent la scène, créant un espace intimiste et précieux.

Ballaké Sissoko, maître contemporain de la kora, laisse échapper de son instrument une pluie de notes cristallines. Un son à la fois puissant et d’une délicatesse infinie. À ses côtés, Piers Faccini effleure sa guitare, sa voix douce et chaude se lève, non pas pour dominer, mais pour épouser les volutes de la kora. Il n’y a aucune confrontation, seulement une conversation où chaque mot, chaque accord trouve naturellement sa place.

  • Ballaké Sissoko et Pier Faccini
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Ensemble, ils déploient leurs compositions revisitées, mais surtout les morceaux de leur dernier album commun, Our Calling. Le premier album en commun après vingt ans de collaborations et d’amitié. Une œuvre inspirée qui nous invite à la méditation, nous offre toute l’étendue du talent des artistes, leur passion, leur vocation et leurs échanges éthérés. Une création à l’image de ce duo : pure et apaisée, comme la nature au lever du jour, le chant des oiseaux et la beauté du monde pour oublier ses ombres. Les yeux se ferment. Les têtes s’inclinent. Plus rien d’autre ne compte.

La kora répond à la guitare. Le souffle de Piers Faccini se fond dans les harmonies de la harpe-luth de Ballaké Sissoko. Plus de frontière. Plus de pistes d’atterrissage. Rien qu’un océan de sérénité qui submerge la salle Gramoun Lélé baignée de béatitude durant plus d’une heure et demie.

Un tonnerre d’applaudissements chaleureux et sincères et une ovation debout pour remercier le griot majestueux et le poète folk, deux magiciens incroyables qui nous ont emmenés en voyage. Une immersion, une expérience sensorielle… qui prouve que le Bisik, lieu de musiques actuelles de l’Est, de toutes les musiques, guide toujours vers des rivages d’émotions intenses.

Texte : Mickaël Nava

Photos : Iris Mardémoutou

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