Le regard d’un architecte-photographe à La Réunion
Il y a, dans certaines images, quelque chose qui respire. Une lenteur, une densité. Comme si le paysage avait décidé de se raconter lui-même, en silence. Le travail de cet architecte devenu photographe naît précisément là : à l’endroit où l’architecture cesse d’être un objet pour redevenir un milieu, un usage, une présence.


Formé à l’architecture entre La Réunion, Lisbonne et Bordeaux, son parcours dessine déjà une géographie sensible. Des pentes volcaniques de l’océan Indien aux paysages urbains européens, l’apprentissage se fait par strates successives : comprendre le territoire, puis apprendre à le lire, avant de tenter de le traduire. Après le diplôme, ce sont le paysage et le chantier qui prolongent l’enseignement — deux années chez une agence de paysage au Portugal, des missions dans le cirque de Mafate, une immersion au sein d’agences réunionnaises. Autant d’expériences qui affinent le regard et déplacent le centre de gravité : l’architecture ne se pense jamais seule, elle dialogue.

