[Poème] Réforme des retraites et pulsion de mort

Selon notre partenaire, la révolution des GJ avait pour première fondation, pour premier moteur, une importante frustration sexuelle.

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On verra bien. Nichevo. Selon lui, la révolution des Gilets Jaunes avait pour première fondation, pour premier moteur, une importante frustration sexuelle. Un inassouvissement très fort. Répandu, pourtant. Si ça devait péter. Si, et seulement si, ça devait péter demain, il s’agirait bien plutôt cette fois d’une profonde pulsion de mort.

Ça existe, hein.

En chacun de nous. À l’évidence. Certains sont sur leur lit de mort et d’autres, debout, se tuent à la tâche. Pour réaliser la pulsion, il faut un partenaire. Les forces du désir qui font désordre répondent présent. La plupart du temps. Bleu police. Plusieurs jours de vagues à venir. Multiples. Doubles.

Peut-être.

La réforme des retraites et la pulsion de mort ont ceci de commun qu’elles ne sont promises à aucun enfantement. Dans un premier temps. Elles ont aussi en commun de ne constituer que des prémices. Pas très original. Nichevo.

La consommation d’alcool sur la voie publique sera interdite. À n’en pas douter. Les heures sont comptées et même décomptées.

Vulnerante omnies, ultima necat.

Toutes blessent. La dernière tue.

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Julien Sartre

A propos de l'auteur

Julien Sartre

Journaliste d’investigation autant que reporter multipliant les aller-retour entre tous les « confettis de l’empire », Julien Sartre est spécialiste de l’Outre-mer français. Ancien correspondant du Quotidien de La Réunion à Paris, il travaille pour plusieurs journaux basés à Tahiti, aux Antilles et en Guyane et dans la capitale française. À Parallèle Sud, il a promis de compenser son empreinte carbone, sans renoncer à la lutte contre l’État colonial.

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