À travers son documentaire Ti Paw, Luc revient sur ses origines chinoises en tant que Réunionnais. Entre La Réunion, l'Hexagone et la Chine, il raconte une quête identitaire qui l'a conduit à interroger ses grands-parents, leurs souvenirs et sa propre histoire.
« Trop chinois pour être réunionnais, trop réunionnais pour être chinois. » C’est à la fois la question que se pose Luc, alias Ti Paw, et le titre du documentaire qu’il a réalisé pour tenter d’y répondre. Dans ce récit intime d’une heure, Tipaw, jeune Réunionnais parti en France pour ses études, va profiter de ses vacances sur l’île pour questionner ses grands-parents et, à travers leurs histoires, comprendre la sienne. Pour Parallèle Sud, Luc revient sur cette enquête familiale.
Avant de parler du film, d'où vient le nom Ti Paw ?
Ti Paw, ça vient de « paw », le bao chinois. En chinois ça se dit avec un « b », mais à La Réunion beaucoup de gens disent « paw ». C'est un pseudo qui fait à la fois référence à mes origines chinoises et au fait que j'ai grandi à La Réunion. Ça résume un peu ce métissage-là. Je ne me suis pas posé mille questions : je suis chinois, je viens de La Réunion, alors c'est devenu Ti Paw.



