Une force d’action commune régionale présentée aux Nations Unies

Romy Nations Unies

ECONOMIE

[Cet article nous a été suggéré par nos confrères du Journal des Archipels, magazine économique de la zone océan indien, auteur de l’article. Le Journal des Archipels et Parallèle Sud sont partenaires et partagent réciproquement des contenus.]

Comme indiqué dans nos colonnes, Romy Voos (en médaillons), DG du cabinet TF 361, prépare les Assises du développement durable les 4 et 5 novembre prochains à Madagascar. Elle a présenté les grandes lignes de cette feuille de route lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, à New-York la semaine dernière. Contacté par nos soins à l’issue de cette présentation, voici le résumé de son intervention.

« Je n’ai pas fait de long discours, mais souligné les points forts.
L’objectif souligné était de créer une force d’action commune régionale sous trois axes différents :
D’abord un axe sud-sud qui se traduit par des articulations au sein de consortiums d’entreprises de l’océan Indien qui collaborent ensemble dans leur domaine d’activité.
Le deuxième pilier étant l’approche alignée, c’est-à-dire que les acteurs privés de l’océan Indien vont s’aligner avec l’UE (green deal), les agences des Nations Unies dans le cadre de l’ONUDI, le PNUD et l’UNOPS (pour la gestion de projets) et l’IORA. Cela de façon à renforcer la force de frappe du secteur privé pour atteindre les Objectifs du Développement Durable à l’horizon 2030.
Le troisième point, très important, vise un changement de paradigme : on ne parlera plus de résoudre la pauvreté mais créer de la valeur, de la richesse. Cela à travers des projets durables, la coopération régionale et la collaboration sud-sud.
Du coup, j’ai souligné d’autres points, comme la difficulté d’accès à la finance verte. Par exemple, l’Afrique ne capte qu’à peine 20% des fonds de finances vertes déployés dans le monde et 16 pays africains ensemble ne touchent que 0,16% de ces fonds mis en oeuvre par les partenaires de développement…
Autre problème : s’assurer que ces financements atteignent réellement la réalisation des projets d’entreprises avec des impacts positifs transformateurs et pérennes.
Pour cela il faut aujourd’hui donner plus de responsabilité et de flexibilité au secteur privé à travers ces projets.
Enfin le dernier point que j’ai souligné est celui du transfert et du renforcement de compétences car ça ne sert à rien de lâcher des fonds à nos îles de l’océan Indien si nous n’avons pas l’expertise pour assurer le pilotage de ces fonds de manière à ce qu’ils puissent aider à l’atteinte des ODD à travers des projets d’entreprises.

Ces propositions ont été bien accueillies et la secrétaire générale de United Nations Global Compact (UNGC) a souligné l’engagement du secteur privé de l’Indianocéanie, de même que l’UE et l’UA.
La planète regarde l’océan Indien dans sa capacité à livrer ces projets. »

Lire l’ITV complète de Romy Voos Andrianarisoa dans la prochaine édition du magazine. Le Journal des Archipels est partenaire des ADDOI, Assises du Développement durable de l’océan indien.

Ces Assises sont financées par le PNUD et l’UE, et soutenues par le Gouvernement de Madagascar.

Le Journal des Archipels

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