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Sculpture : L’artiste Geneviève Jean-Jacques nous révèle ses « Courbes de vie »

KOZÉ LIBRE

Le 16 juin a marqué le lancement du vernissage de l’exposition « Courbes de vie« . Elle scénographie 26 statuettes réalisées par Geneviève Jean-Jacques. Les oeuvres sont à retrouver jusqu’au 24 juillet au cabinet d’étude notarial Le Goff, Omarjee et associé du centre Casabona de Saint-Pierre, qui accueille une exposition de sculptures pour la première fois.

Une cinquantaine de personnes se sont déplacées pour inaugurer l’exposition. Dans la salle d’attente, de chaque côté des canapés rouges vifs, trois sculptures en plâtre se tiennent au pied des murs blancs immaculés. Les visiteurs, qui attendent impatiemment l’arrivée de la créatrice de ces œuvres, les observent avec curiosité.

L’atmosphère est lumineuse et feutrée. Certains invités commencent à se mouvoir dans les locaux du cabinet notarial. Ils se dirigent vers la salle de réunion, où trois grandes tables sont parallèlement disposées. Au milieu de chacune d’elles, une sculpture est posée et crée du relief parmi le mobilier, sur lequel il y a des mignardises, du champagne et des amuses-bouches.

Après quelques minutes d’attente, voilà la silhouette de Geneviève qui avance vers les invités au début du couloir central du cabinet. Elle leur souhaite chaleureusement la bienvenue et, prise par le temps, les invite à avancer vers le bout du couloir. Au fur et à mesure du parcours, des sculptures de différentes nuances en terre cuite, en plâtre et en bronze sont posées sur un piédestal de briques en pierre moulées et empilées les unes sur les autres.
Au-dessus de cette colonne de briques, une pièce de bois recouverte de sable délicatement ratissé semble faire le lien entre le support et la statue, tel un trait d’union. Les sculptures et leur support, dont les courbes se dirigent de part et d’autre, donnent l’impression de danser. Cette scénographie qui aborde le mouvement et le travail de la matière, Geneviève l’a imaginée avec délicatesse et sensibilité.

« Les pièces ici présentées sont un hommage à des émotions vécues. »

« Union », « Dansons » ou encore « Elévation », voici quelques uns des noms choisis par la sculptrice pour intituler ses œuvres. Artiste autodidacte depuis ses 17 ans, Geneviève Jean-Jacques est avant tout à l’écoute de la matière. Le public l’a ressenti : « On a qu’une envie, c’est de toucher! », s’exclame une quinquagénaire venue avec son mari. « Oui mais non, n’y touche pas. », lui répond-t-il sourire aux lèvres.

Après avoir fait le tour des sculptures, les invités regagnent la salle de réunion. Des hôtesses très élégantes sollicitées pour l’occasion, leur proposent à boire. Geneviève qui s’était éclipsée, regagne la salle de réunion. Elle est accompagnée d’un notaire qui demande au public son attention. « Nous sommes très heureux d’accueillir l’exposition de Geneviève au sein de nos locaux, c’est d’ailleurs la première artiste sculptrice que nous recevons. » annonce-t-il. Sous les applaudissements, Geneviève en dit plus sur ses œuvres : « Les pièces ici présentées sont des émotions passées, présentes et futures. Elles sont un hommage à des émotions vécues. » L’artiste tient à apporter des précisions à l’auditoire sur la scénographie. « Les pierres sont des piliers forts pour faire monter les instants de vie qu’on a eu, la planche pour accueillir l’émotion de l’oeuvre et le sable pour parler de la fragilité de la vie. Lorsque vous touchez au sable, il ne vous reste pas forcément dans les mains, cette vie nous est prêtée le temps que l’on fasse quelque chose, ensuite on la rend. » raconte-t-elle.

L’exposition « Courbes de vie » reste disponible jusqu’au 24 juillet 2026 dans les locaux du cabinet d’étude notarial Le Goff, Omarjee et associés au centre Casabona de Saint-Pierre.
Les sculptures réalisées par Geneviève Jean-Jacques sont ouvertes à la vente.
Sensibles à son savoir-faire et à sa maîtrise de la matière, certaines collectivités territoriales ont également fait appel à elle. Le Département l’a mandatée pour réaliser la statue de Madame Desbassyns pour le futur musée de l’Habitation et de l’Esclavage (anciennement Villèle) et le musée Léon Dierx qui l’a contactée plus récemment pour réaliser le buste d’Ambroise Vollard.

Maëva Huart

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